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Uniroyal, lac de Côme et Caterham

Connaissez-vous la marque Uniroyal ? Vous l’avez peut être oubliée, et pour cause ils n’ont que très peu communiqué ces dernières années. Référence du pneu pluie, Uniroyal est une marque du groupeContinental  depuis 1979. Nous avons eu le plaisir et l’honneur de mettre leur gomme la plus aboutie à l’épreuve : le RainSport 2. Afin de nous mettre au plus proche de son comportement, il a été monté sur les fabuleuses Caterham R300 avec leurs 175 chevaux pour 450 kilos. Histoire d’ajouter encore au plaisir de conduire, ça n’est pas sur un circuit, mais autour du magnifique lac de Côme en Italie que ces essais ont eu lieu. Récit d’un incroyable week-end. Réveil aux aurores vendredi matin direction CDG pour y rejoindre l’équipe Uniroyal et quelques visages déjà croisés lors des Conti Safety Days, embarquement pour Milan. Arrivés sur le sol italien, une navette nous attendait pour rallier la Villa Geno devant laquelle nous attendent, prêtes à bondir, les sublimes R300.

Le panorama est à couper le souffle : le lac, les montagnes, les routes sinueuses. Nous brûlons d’impatience. Rapide mais ferme débrief de la part des organisateurs sur le respect du code de la route (car oui, ces essais ont été effectués sur route ouverte) et le caractère très joueur des voitures qui peut vite devenir dangereux et ne pas pardonner. Nous l’avions vu sur circuit quelques semaines auparavant, avec les Caterham ça passe ou ça casse. Embrayage ON/OFF, autobloquant, absence totale d’assistances à la conduite et motorisation surdimensionnée en font une bête sauvage qu’on tente de dompter sans jamais vraiment parvenir à apprivoiser. Remise des road books, contact, premiers tours de roues. Le vrombissement de l’échappement colle à tous les participants un sourire figé. Ajoutez à cela les vibrations, l’absence de toit et le beau temps et nous voilà tous dopés aux endorphines !

Le pneu atteint très vite sa température optimale, on enchaîne les courbes sinueuses en toute sécurité et sans jamais être surpris par le moindre crissement ou perte d’adhérence. Même en l’absence de pluie, domaine de prédilection du RainSport 2, le comportement est à la hauteur des caprices de nos autos. Premier arrêt quelques vingt kilomètres plus tard chez Eugenio Molinari. Figure emblématique des courses de vitesse en bateau sur le lac de Côme, 72 ans et… 72 records mondiaux. Aujourd’hui à la retraite, il tient un café-musée où sont exposés de magnifiques coques équipées de V8 Maserati ou encore de V12 Ferrari ou Lamborghini qui l’ont propulsé à plus de 250 km/h sur le lac. Incroyable personnage.

Retour dans nos baquets dont le confort approximatif se fait oublier dès que le moteur est en route. 15 kilomètres plus loin nous prenons le bateau avec nos voitures pour traverser le lac et nous rendre à la sublime Villa Stupenda où nous passerons notre première nuit. Restaurant dans une rue étroite et sinueuse de Varenna. Gastronomie typique, bonheur intense pour nos papilles. Nuit de sommeil bien méritée, pause vitale pour nos corps endoloris par le pilotage.

9h30, petit déjeuner avalé, la vue sur le lac à perte de vue est envoutante. En contrebas nous apercevons les Caterham, retour du sourire hébété sur nos visages. Moteurs en route, ceintures 4 points attachées et road books en main, nous quittons Varenna en direction du nord où nous devons rejoindre une autre ville : Tremezzo. Nous traversons plusieurs villages, chaque véhicule à son rythme. Les nombreux tunnels traversés, très longs pour certains, nous ont permis d’apprécier pleinement la musique jouée par nos petites anglaises. Un régal que nous avons consommé sans modération ! Pause déjeuner à Menaggio, une cuisine délicieuse mais des plats tellement copieux que personne n’a réussi à venir à bout de l’entrée, des deux plats et du dessert. Un café et nous retournons vite sur la place du village qui avait été ouverte pour accueillir les Caterham. Un attroupement s’était formé autour d’elles pendant que nous mangions : enfants, adultes, curieux ou passionnés venus prendre des photos ou nous questionner le sourire aux lèvres, eux aussi.

Baquets, 4 points, moteurs, encore ! 20 kilomètres pour rallier Tremezzo via une route en lacets, paroi à gauche et ravin à droite. Vitesse limitée à 90 km/h, allure largement suffisante pour un ressentir un plaisir intense de conduire, light is right disait l’ancien, et il avait bien raison ! Dépassements, épingles, train arrière presque jamais dans l’axe de la route, et encore une fois aucun crissement ou comportement inattendu côté des pneus qui ont sans doute connu là leur moment le plus difficile du week-end.

Arrivée au parking du Grand Hôtel Tremezzo. Voitures garées dans le parking, nous prenons quelques mètres de recul pour admirer cette magnifique bâtisse centenaire coincée entre la montagne et le lac qu’elle surplombe fièrement.

Nous découvrons nos chambres, prenons nos marques et nous dirigeons rapidement vers le spa où nous avons pu récompenser nos articulations pour leur patience et leur résistance au rodéo que leur ont imposés nos belles anglaises pendant les 48 heures qui ont précédé. Un repos mérité et pleinement savouré.

Ont suivis un dîner aux chandelles avec dégustation de fromages, de vins et de charcuteries locaux, une pizza au feu de bois et pour finir en beauté, une longue soirée à fêter ensemble ce fabuleux week-end. Réveil difficile, nous reprenons le volant pour un ultime voyage au bout duquel nous rendrons les autos. Triste retour à la réalité, mais tellement d’images et de sensations inoubliables !
Pour résumer :
Nous ne nous plaindrons pas de ne pas avoir eu de pluie (rapport à l’absence de toit sur les voitures), bien que cela nous aurait permis de mettre à l’épreuve les SportRain 2 sur leur terrain de jeu favori.
Cependant, ils ont passé haut la main les tests sur terrain sec, domaine dans lequel on peut s’attendre à être déçu de la part d’un pneu pluie. Pas d’effritement, une usure uniforme et une réactivité parfaite sont les mots que je retiendrai suite à leur utilisation.
La région du lac de Côme est tout simplement sublime. Le paysages, la nourriture, les femmes, tout y est beau et source de bonne humeur.
Enfin, last but not least, l’équipe organisatrice qui mixait Uniroyal et Continental s’est montrée aux petits soins, pleine d’attentions et soucieuse de notre bien-être à chaque instant. A l’écoute, ils ont été ouverts aux critiques et s’inscrivent clairement dans une démarche de collaboration visant à améliorer davantage leurs performances et leur image.
Merci et bravo à Tribeca , Uniroyal et à mes acolytes qui se reconnaîtront pour ce week-end inoubliable !

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