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Prise en main de la Nissan GT-R 2012 Black Edition

Paris, 15 février. Avec l’équipe du Garage des Blogs nous nous apprêtons à partir pour le tournage de notre 4e épisode consacré au 4 roues motrices disons… qui déboitent. Au menu : Infiniti FX 50S, Mitsu Lancer Evo X, Porsche Panamera 4S et… j’en ai les doigts qui tremblent… la Nissan GT-R Black Edition. Il est très tôt, il fait moche, je n’ai quasiment pas dormi, mais je déborde d’énérgie et d’excitation : les 5 semaines de préparatifs de ce tournage touchent à leurs fins, et je n’ai qu’une envie, c’est d’en rencontrer les actrices principales.

Au volant de la voiture-régie, la Mégane GT 220, je rejoins Vincent sur les quais de Seine, il est 6h30, on a une demi-heure d’avance sur tout le monde, je pense qu’il n’a pas dormi non plus, il est resté au lit à compter les moutons en regardant sa montre toutes les 3 minutes… Ce tournage, on l’attendait, on le rêvait depuis très longtemps et Godzilla y est pour beaucoup : le 0 à 100 km/h en 2,7 sec, 632 Nm, un châssis redoutable… un mythe, tout simplement. Depuis ma rencontre avec le Juke-R, qui est une version bridée de la GT-R avec une apparence improbable du Juke sur-gonflé, le V6 biturbo de 3.8L me hantait, m’obsédait, je mourais d’envie de savoir ce que Chris Harris entendait par « incredible car »… Arrivés à la Ferté Gaucher sur les coups de 9h, le tournage commence. J’aide Brice à installer son matériel et c’est parti pour 48h de course contre la montre (et contre la météo aussi).

Première épreuve pour la Nissan : le launch control. Je monte en passager avec Vincent, les caméras sont prêtes, silence plateau, action ! En appuyant à la fois sur la pédale de frein et l’accélerateur, l’électronique embarquée de la voiture fait monter le régime au point idéal d’expoitation des capacités du monstre. Le rupteur est encore loin, mais ça gueule fort. Très fort. Une fois le frein lâché, les 550 chevaux projettent violemment la GT-R et à peine 5 ou 6 secondes (soit 160-170 km/h) plus tard il faut déjà sauter sur les freins pour ne pas finir dans le gravier du circuit. Un seul mot : impressionnant.

Malgré son gabarit assez imposant, plus de 4,6m de long et surtout plus de 1700 kg, la GT-R reste une voiture relativement maniable, on aprrend vite à ne pas avoir peur d’elle et on commence même à flirter avec les cordes dans les petites courbes. Le tout est de ne pas essayer de se surpasser car au volant de la GT-R tout arrive plus vite, beaucoup plus vite.

Pour mieux exploiter son potentiel de « tueuse de Porsche » nous avons décidé de poursuivre notre tournage sur le mythique circuit de Montlhéry, où, depuis 2005 malheureusement plus aucune comptétition n’a le droit de se tenir compte tenu de l’état de la piste. Tour de reconnaissance : sortie des stands, enchainement sur un long gauche incliné à 52 degrés, ligne droite, chicane, re-long gauche, re-ligne droite qui nous fait revenir aux stands. A moi de jouer maintenant. Dernière consigne de Bruno qui nous guide sur le circuit : « Si vous voulez monter sur la voie la plus à droite dans les virages il faut obligatoirement être au dessus de 200 km/h ». Ok, deux cents. Il me faudra environ 11 sec pour y être, et si je reste appuyé sur l’accélerateur une dizaine de secondes supplémentaires, je dépasserai les 300. Merde, 300.

Premier tour j’y vais doucement, j’apprehénde un peu, je tâte le terrain avec le pied très léger. 180-190, c’est ça le pied léger au volant de la GT-R… La piste ressemble fortement à une autoroute ukrainienne à certains endroits, ce n’est pas vraiment rassurant de rouler sur un nid-de-poule aux alentours de 200. Mon avant dernier-tour, je sors de la dernière boucle, j’ai la grande ligne droite des stands devant moi, je suis tout seul, je suis dans uns GT-R… allez, j’écrase. Je ne saurais pas dire le temps que j’ai mis pour me retrouver à 250 km/h, mais c’est court. Ça va vraiment trop vite et c’est hallucinant la facilité et surtout la rapidité avec laquelle la voiture prend de la vitesse, je ne roulerais pas sur autoroute sans limitateur…

La journée s’achève, on arrête le tournage sur circuit, direction la maison le point de rassemblement où nous continuerons de tourner les images statiques, et laisser la pression redescendre. L’occasion parfaite pour moi de parcourir les quelques dizaines de km sur route ouverte. Le mode confort est activé, on y va ! Start. Clignotant. Insertion sur la petite départementale. Eh mais en fait, elle se conduit comme une voiture… normale ! La seule différence avec une non-GT-R, c’est ce compteur de vitesse qui commence très à droite en bas, et va jusqu’à 340 km/h. En d’autres termes, là où sur un compteur normal on serait à 30 km/h, celui de la GT-R affiche 90… On y va donc doucement, on active toutes les aides à la conduite possibles, on bride la vitesse, on s’installe comfortablement, on profite. La boite est d’une efficacité redoutable, aussi bien sur circuit que sur route, en utilisation quotidienne. En traversant un charmant village Essonnais, je me suis rendu compte que la 6e vitesse était enclenchée alors que je roulais seulement à 50, ça m’a fait sourire : en plus elle pense économie !

En plus d’être une redoutable machine de guerre (la guerre du bitume hein), la GT-R a un autre atout qui (m’a) fait vite tomber sous son charme : son look. Agressive, imposante, classe, virile… la liste des mots qui me viennent à l’esprit est longue, je serai sûrement plus objectif et moins romantique lors d’un vrai essai car pour l’instant j’en suis juste amoureux.

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