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Nissan 300ZX Z32 – j’ai roulé dans la voiture de mes rêves d’ado

J’avais à peine 3 ans quand le premier 300ZX Z32 (Fairlady) fut construit en 1989. Le modèle que j’ai essayé date de 1991 et c’est l’unique version qui avait été commercialisée en Europe : le 3.0 L V6 bi-turbo à injection électronique, une machine de guerre de 283 chevaux. Sorti la même année que la Skyline R32, le Z32 s’impose très vite comme une GT d’exception reconnue dans le monde entier. Bien en avance sur son temps (climatisation, régulateur de vitesse, sièges électriques, 4 roues directionnelles, etc.), le 300ZX est le premier modèle GT de Nissan à sérieusement inquiéter la concurrence du fait de ses performances et de sa fiabilité.

Une Japonaise à l’apparence très Américaine (il y a franchement des points communs avec des Camaro et Firebird des années ’90, en moins carré) qui me fait rêver depuis que je m’intéresse aux voitures…

Le 300ZX Z32, une discrétion qui envoie du lourd. 

Oui je trouve le 300ZX relativement discret. Ses lignes sont subtiles et pour tout vous avouer je qualifierais même certains points de vue de « quelconque ». Là où le 3/4 avant assagit complètement le coupé, l’arrière impose méchamment sa présence et ce, peu importe l’angle de vue.

Le 3/4 qui assagit.

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L’arrière qui déboite.

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Quoiqu’il en soit , 22 ans après, le 300ZX intrigue encore les passants et suscite énormément d’intérêt dans la rue. Certains nostalgiques comme moi, sublimés par l’état impeccable de la carrosserie et la rareté du modèle n’hésitent pas à vous attendre à la sortie du café (flippant un peu) pour vous faire une éloge de la Fairlady.

Une Lady mais pas une princesse.

Z32, une GT au look élégant et beaucoup moins provocateur que les générations suivantes (la Z33 notamment que Saad a eu le plaisir d’essayer) cache une véritable artillerie lourde sous le capot. Un 2960 cm3 V6 développant 283 chevaux et 375 Nm de couple grâce notamment au double turbo (un intercooler par turbo) à injection électronique. La boite mécanique à 5 rapports est très proche de la perfection malgré sa fermeté, elle permet une propulsion de 0 à 100 km/h en seulement 6.5 secondes et à chaque passage de vitesse c’est un énorme coup de pied au fesses !

Jusqu’à 3000-3500 tr/min les turbos n’interviennent pas beaucoup dans l’alimentation du moteur, rouler pepère devient presque amusant, ou du moins pas impossible. Mais passé la barre des 3.5 K tours par minute les choses changent radicalement. Le sifflement gentillet des turbos se transforme peu à peu en un bruit (d’aspirateur géant) de plus en plus sauvage pour devenir un véritable hurlement mécanique proche du rupteur. Je ne pense pas mentir en disant que la sensation de vitesse/accélération est 1000 fois plus impressionnante au volant du 300ZX qu’au volant d’une autre voiture (même plus performante). Le côté « GT rustique à l’ancienne ultra performante » est vraiment bluffant sur route, mais ça l’est encore plus lorsqu’il s’agit d’enchainer des courbes plutôt taillées pour des petites GTI. C’est tout simplement incroyable à quel point le 300ZX est facile à placer dans les virages, le châssis est d’une efficacité redoutable ! Malgré le côté viril de la bête elle est vraiment domptable en un rien de temps. La limite entre « je m’amuse fort » et « c’est l’un des modèles préférés des pilotes de drift » est clairement identifiée : tant qu’il n’y a pas de provocation de glisse le ZX restera les 4 roues dans les rails !

La seule chose que je reprocherais à cette GT est le freinage. Il faut aller le chercher loin et le mordant n’est pas immédiat. Autant sur route ça ne pose pas vraiment de problème puisque ça freine quand même, autant je ne m’amuserais pas à amener le ZX sur circuit par peur de faire une promenade dans les graviers voire dans un rail de sécurité.

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ÇA FAIT QUOI DE rouler dans une légende ?

C’est un truc de fou ! Je vous jure, après des heures (ou plutôt des semaines) passées sur Grand Turismo 2 et 3 étant gamin, c’est vraiment excitant de prendre les commandes de cette voiture pixelisée qui était un excellent compromis de voiture performante et pas chère.

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Premier rayon de soleil, parfait ! L’occasion rêvée de rouler les cheveux aux vent, enfin presque. Le toit du ZX s’enlève en partie et se range dans le coffre, c’était la grande mode dans les années 80-90 (tout comme K2000), et franchement, c’est génial ! La première fois la manip’ parait diabolique, puisqu’il faut :

  • décrocher la partie gauche du toit.
  • ramener la partie gauche du toit dans le coffre. Revenir avec cette (fichue) partie gauche du toit au niveau du siège conducteur pour ouvrir le coffre. Recommencer.
  • ranger la partie gauche du toit dans une housse en cuir noir spécialement prévue à cet effet. Placer le toit emballé dans la partie du coffre spécialement prévue pour le maintenir. Commencer à mettre les sangles.
  • faire exactement la même chose avec la partie droite du toit.

Quelques temps plus tard on est prêts à profiter du soleil au volant du 300ZX.  Première impression : on est drôlement bien installé, ces commandes autour du volant donnent l’impression d’être dans une Formule 1 un cockpit d’avoin de chasse. Bien que ce soit très basique (gros boutons « cruise control on » ou  « cruise control off ») la position du tableau de bord est absolument géniale, tout comme la position du volant ! Tout tombe parfaitement bien sous la main, au bout de quelques kilomètres seulement on arrive à réguler la clim ou remettre le régulateur de vitesse sans même quitter la route des yeux. Si je devais donner une note globale pour la vie à bord ce serait probablement 8/10.

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Si je devais en conclure.

Nissan 300ZX (ou Z32 ou Fairlady), 3.0 L V6 bi-turbo de 1991, cette voiture est l’un de mes plus grands coups de cœurs automobiles de tous les temps (un 2ème pour la famille Z avec le 370Z Nismo). Elle a tout pour plaire : ses performances, sa ligne sagement subtile, son histoire. J’étais déjà séduit par cette GT avant même de m’installer à son volant, mais à l’issue des 1500 kilomètres en sa compagnie je suis tombé totalement amoureux. Oui je sais, blablabla, paillette, licorne et arc-en-ciel, c’est vrai, mais cette voiture est tellement attachante ! Après l’avoir rendue à Nissan j’ai passé 3 heures à regarder les annonces des 300ZX à vendre en Allemagne (ça coûte moins cher, #astuce), mais je me suis souvenu que j’habitais à Paris sans place de parking… Un jour.

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