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Essai – Ford Ranger Wildtrak

Il y a tout juste un mois avec l’équipe du Garage des Blogs nous tournions notre 5e épisode. Loin du bitume et loin de nos habitudes automobiles, nous avons décidé de consacrer un week-end à l’apprentissage du franchissement sur la piste de Loisir Off-Road en Bourgogne. Jeep Wrangler, Fiat Panda 4×4, Range Rover Evoque, Mitsubishi Pajero et Ford Ranger ont fait objet de cette nouvelle vidéo (qui devrait sortir d’ici un petit mois) qui promet d’être folle une fois de plus ! Durant ce week-end j’ai pu conduire chacun de ces véhicules mais un seul a été un véritable coup de cœur : le Ranger dans sa version Wildtrak. Guidé tout le long des 2 jours par Romuald, un ancien pilote de Dakar (appelons-le juste Romu par la suite), cette rencontre avec le Ranger a été une expérience forte en adrénaline et sensations fortes. Retour sur ces quelques centaines de kilomètres passés ensemble.

Je vais dans la boue :

Mon essai commence à Salives. Nous démarrons le tournage tôt car le planning est très serré, on a beaucoup de prises d’images à faire. Il est 8h du matin, je suis à peine réveillé mais c’est avec un sourire aux lèvres et beaucoup d’excitation que j’attache ma ceinture et démarre le moteur. Bien qu’il ne pleuve pas ce matin la piste est bien grasse, cela fait à peine 24h que la pluie s’est arrêtée et Romu nous prévient qu’il y a des grosses flaques d’eau. Parfait, ça me rappellera la Jeep Academy où je me suis découvert une nouvelle passion : le franchissement ! Premier obstacle : une descente. Bien qu’elle soit toute simple, j’abandonne tout de suite mes reflexes habituels de conduite, le HDC (contrôle de vitesse en descente) est activé, je lâche les gazes et c’est désormais le Ranger qui gère cette pente à ma place : frein, frein moteur, re-frein, me voilà en bas, en ça n’a même pas secoué !

On traverse la marre boueuse, profonde quasiment jusqu’aux genoux, sans un seul soupçon de difficulté et on continue sur le tracé que Romu nous a fait le matin. Deuxième obstacle digne de ce nom que je rencontre :  une succession de bosses. Je choisis le meilleur angle d’attaque, c’est à dire la surface la mieux praticable pour éviter trop de secousses et surtout pour éviter de rester embourbé, je me lance. Je progresse doucement en boite courte, qui s’avère être une véritable merveille pour le franchissement, je descends tranquillement en cherchant mes points d’accroche pour la bosse suivante. J’enchaine. Les ponts se croisent sans aucune incommodité et surtout sans aucun difficulté, je fais grimper la bête de plus de 2 tonnes où je veux, sans forcer…

Avec ses 25 ans de franchissement derrière lui et une dizaine de traversées du Sahara en rallye de tous genres (dont une lors du Paris-Dakar avec Marc Joineau sur buggy Porsche home-made), Romu est très surpris par les performances du Ranger. Méfiant des gabarits du véhicule au début du week-end (plus de 5 mètres de long tout de même) il se rend vite compte que ce pick-up américain n’a rien a envier aux concurrents plus petits et plus léger. Son test sur sa propre piste est concluant et j’en ai eu la démonstration : le Ford Ranger Wildtrak est un véritable (et redoutable) franchisseur.

Mon Ranger de tous les jours :

Oui c’est possible, et je suis le premier a avoir été surpris. Tout d’abord parce qu’une légende urbaine veut qu’un pick-up, surtout américain, soit un véhicule fonctionnel (passe-partout, une benne spacieuse, un véhicule-tracteur) et pas forcément un véhicule confortable (inutile de vous suggérer de regarder l’intérieur d’un Chevrolet Silverado ou d’un Dodge Ram…). Mais là, une grosse claque. Une fois installé sur les sièges en cuir du Ranger, on se sent très vite à l’aise. La position de conduite est extrêmement plaisante, on se croirait dans une F1 par moment à bord d’un camion du fait de la hauteur des sièges. Inhabituel mais vraiment idéal pour amener votre moitié en balade romantique à travers la France. Marie (avec qui on se bat souvent pour prendre le volant) avec ses 1.63 m m’a affirmé qu’elle a rarement été aussi bien installée dans une voiture…

Aussi bien sur route qu’en ville le Ranger s’avère être particulièrement efficace et très plaisant. Son moteur 5 cylindres de 3.2 L TDCi développe 200 chevaux et 470 Nm qui ne laisse jamais ressentir un quelconque manque de puissance (pourtant on est à des années lumières des performances d’une sportive !) . On dépasse aisément, on s’insère franchement, on est vite séduit par ce comportement très dynamique d’une voiture de 5.36 mètres.

Quelques bemoles tout de même dans l’utilisations quotidienne du Ranger : le GPS qui est vraiment minuscule, limite inutilisable, et les joins du rideau de benne qui ont tendance à très vite s’user rendant l’ouverture/fermeture impossible. Il aurait peut être fallu rendre ce rideau entièrement électrique car même dans l’état parfait de marche il n’est pas du tout facile à utiliser. Serais-je en train de m’éloigner de l’esprit pratique et rustique du pick-up ? Je l’ignore mais ce Ranger m’a vraiment séduit, et ces 2 points restent vraiment peu importants pour moi.

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