Nos essais publié par

Essai – Clio R.S. 200 EDC

Notre histoire (d’amour) avec Renault Sport démarre il y a un peu plus d’an avec la plus petite sportive de la marque : la Twingo R.S. Surprenante, vive et surtout efficace, cette petite bombe nous a tout de suite convaincu et a donné envie de voir la suite, qui avait une réputation dingue ! Clio 3 R.S. et son 2L atmo fut un grand coup de cœur, mais c’est la Mégane R.S. et ses 260 chevaux sauvages qui remportent le palmares affectif. Nous avons essayé également le premier brake de Renault Sport : la Mégane GT 220, mais la Mégane R.S. a gardé sa place du plus grand coup de coeur mécanique…

Moment nostalgique…

Au mois de septembre dernier, au Mondial de l’Auto à Paris, Renault Sport dévoilait sa toute dernière création : la Clio 4 R.S., ou Clio R.S. 200 EDC de son vrai nom. Ce n’est pas simplement une « nouvelle version » de la voiture, c’est une nouvelle phylosophie de la marque qui nous a été présentée par les équipes dédiées au développement. 5 portes, 1.6L turbo, carrosserie identique à la version de base… cette nouvelle Clio semblait mal démarrer se carrière R.S., et portant !

Retour sur plus 1000 km passés au volant de la bestiole.

Moteur :

Le 1.6 L 4 cylindres en ligne à injection directe Turbo de la nouvelle Clio R.S. développe une puissance de 200 chevaux et produit 240 Nm de couple. De quoi réaliser un joli score en 0 à 100 en 7 secondes tout rond. Le 200 en revanche arrive bien plus tard (32 secondes environ), mais elle n’est pas faite pour ça, elle est bien plus amusante avant…

Trois modes de conduites sont disponibles sur la nouvelle Clio R.S : Normal (à bannir), Sport et Race (à utiliser avec précaution), ainsi qu’une grande nouveauté : le Launch Control (vous êtes tous censés savoir ce que c’est maintenant, je ne me lance plus dans les explications), que Renault Sport garantit à 1500 utilisations (n’est-ce pas Nissan).

Les accélérations sont certes fortes, mais le ressenti est faussé par l’absence totale d’à-coups lors des passages de vitesses en mode Normal et Sport. On retrouve plus ou moins les sensations agressives avec le mode Race en boite sequentielle, mais je ne m’amuserai pas à rouler toutes assistances éteintes au quotidien juste pour le fun, ce ne serait point raisonnable…

Châssis / transmission :

Dès les premiers kilomètres au volant de la Clio on se rend compte que la liaison au sol est d’une efficacité et d’un confort absolument surprenants : la moindre imperfection de la route est absorbée, même le comportement le plus agressif dans les virages n’amène pas un seul soupçon d’incommodité pour les occupants de la voiture… Ce confort digne d’une Allemande plutôt haut de gamme, nous le devons au nouveau système d’amortisseurs à butée de compression hydraulique emprunté aux voitures de rallye et réadapté pour une utilisation quotidienne.

Côté freinage du nouveau également, mais pas forcément du meilleur pour les puristes du modèle : les gros disques Brembo à étriers fixes ont laissé place aux disques à étriers flottants empruntés à la Laguna V6. Pas de quoi s’inquiéter cependant, une fois de plus Renault Sport  a joué la carte de l’efficacité, ça freine fort, très fort !

LA nouveauté de ce modèle qui a fait râler pas mal de gens (personnellement je suis conquis !) avant même la sortie du véhicule, c’est la boîte auto 6 rapports à double embrayage EDC, du jamais vu chez R.S. Une merveille qui sait parfaitement s’adapter à la conduite et au comportement du pilote conducteur.

Bilan : 

Beaucoup de gens ont critiqué la stratégie et les choix faits par Renault concernant cette nouvelle Clio R.S., notamment sa motorisation, son esthétique, sa boite de vitesse. Pour moi cela relève presque de nostalgie et n’a qu’une valeur subjective puisque on ne compare pas deux choses, deux mondes incomparables. Oui le moteur atmosphérique de la version précédente est plus que fun, oui la boite méca de la version précédente est redoutable, oui le look de la version précédente déborde d’agressivité et de sportivité, mais ça n’enlève rien à l’efficacité et au fun de la Clio R.S. actuelle ! Les technologies Renault Sport évoluent, les produits également. En 1977 l’arrivée du turbo en Formule 1 (le fameux V6 de 1.5L de la Yellow Teapot) a révolutionné cette compétition et a fait aujourd’hui de Renault le fabricant numéro un de moteurs pour F1 (inutile de vous rappeler que l’on équipe 4 écuries, et donc 8 monoplaces sur 22 !)… Je pense qu’il faut savoir vivre avec son temps. Fin de coup de gueule, revenons à l’essentiel : la voiture.

Si je devait résumer mon ressenti global sur la voiture, je dirais qu’elle est plus que pratique au quotidien, on arrive traès facilement à être raisonnable à son volant, notamment grâce à la boite à 7 rapports. Les 200 chevaux sont funs sans pour autant être radicaux, juste ce qu’il faut pour s’amuser sur des petites courbes après avoir déposé les courses, les gamins et le chien à la maison.

 

Suite à une petit souci technique d’appareil photo, j’ai du illustrer mes propos avec les photos de nos amis de Caradisiac, un grand merci à eux !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité

Rechercher

Rejoignez-nous sur

Publicité