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VW Polo WRC – Rallye Monte Carlo

A l’instar de l’équipe du Garage Des blogs, MyGT a répondu présent à l’invitation de Volkswagen de venir suivre au plus près les premiers tours de roue de la nouvelle Polo R WRC à l’occasion de la 88ème édition du plus mythique des rallyes, le Monte Carlo.

Nous arrivons sur-place au soir de la troisième étape, qui a vu Sébastien Ogier, pilote officiel Volkswagen, consolider sa seconde place derrière l’indétrônable Sébastien Loeb au volant de sa DS3. Les trois premières journées sont plus que rassurantes pour l’équipe allemande : la Polo est définitivement dans le coup, que ce soit au niveau des performances ou de la fiabilité, puisque les deux autos engagées sont dans le top five et qu’elles n’ont connu aucun problème mécanique majeur après plus de trois cents kilomètres de chronos.

La quatrième  et dernière étape emprunte des tracés qui ont fait la légende de ce rallye. Accompagnés par Vincent Lavergne qui a remporté l’épreuve en copilote en 1978, nous  atteignons le célèbre col du Turini dont la spéciale le franchissant sera parcourue trois fois dans la journée. Pour suivre la spéciale, deux pilotes de légende, Bruno Saby et Bernard Darniche, tous deux vainqueurs d’une édition du Monte Carlo, pour l’un en 1979 et pour l’autre en 1988, vont  nous éclairer de leur précieuse expérience et nous régaler de leurs anecdotes et fortunes diverses rencontrées lors de leurs nombreuses participations à ce rallye si particulier.

Les conditions météorologiques sont dantesques, la pluie se mêle à la neige et au brouillard. Mais la fameuse ambiance du Turini nous réchauffe : des milliers de spectateurs ont bravé le froid et les heures de marche pour venir voir passer l’élite mondiale du WRC. Cette affluence, particulièrement marquée en cette année de tournée d’adieux du maître Loeb, amène les spectateurs à se garer à parfois plus de cinq kilomètres de la spéciale, les obligeant à parcourir à pied, chargés de bois, barbecues et de matériel de camping, les routes étroites et enneigées menant au col.

Sébastien Loeb puis Sébastien Ogier passent le col, en glisse et à allure modérée ; il est clair qu’il n’y a aucun grip et que les deux français se méfient et assurent. Puis plus rien pendant de longues minutes. Novikov, qui avait fait un très bon rallye jusque-là, a arraché une roue plus tôt dans la spéciale. Le jeune espoir russe tentera de repartir mais nous ne le verrons pas atteindre le Turini… Jari Matti Latvala non plus n’atteindra pas le col, il a violemment tapé et détruit sa Polo. Décidemment le finlandais n’arrive pas à se défaire de ses vieux démons. Alors qu’il a passé quasiment tout le rallye à définir un set-up qui lui convenait, évoluant constamment un ton en dessous de son coéquipier, et qu’il n’y avait plus rien à aller chercher  au classement général, il fait perdre, par cette grosse sortie éliminatoire, de précieux points au championnat constructeurs à son employeur qui n’a visiblement que très modérément apprécié la bévue de sa nouvelle recrue. Après le passage de quelques WRC, dont celle de Bryan Bouffier qui confirme sa bonne performance générale en réalisant le scratch dans cette spéciale, plus de 20s devant Mats Otsberg, place au prometteur Sébastien (encore un !) Chardonnet qui va remporter la nouvelle catégorie WRC 3 au volant de sa DS3 R3.

Les conditions se dégradant d’heure en heure, nous regagnons Monaco pour suivre l’assistance de 30’ avant la dernière boucle prévue au programme. La sérénité, le calme et l’efficacité de l’équipes des mécanos Volkswagen démontrent la qualité de la préparation que l’équipe a effectuée avant son entrée en Championnat du monde : les gestes sont précis, la coordination parfaite. C’est l’occasion pour nous de discuter avec un responsable du team Volkswagen, qui affiche désormais, sûrement en raison du potentiel maintenant avéré de la Polo, des ambitions bien plus marquées pour la saison 2013 que ce qu’avait laissé entendre le team jusqu’au départ du rallye, dans le genre « notre objectif est d’abord de rallier l’arrivée »… Le discours est désormais nettement plus offensif, et clairement on y croit chez Volkswagen, et ce dès 2013. Mais d’après ce même responsable, cette belle première sortie de la Polo n’est pas à prendre pour argent comptant : le Monte Carlo est un rallye aux conditions bien trop spécifiques pour qu’il permette une vraie évaluation du potentiel de l’auto. Même les rallyes suivants, à savoir le Rallye de Suède et ses murs de neige et le Rallye du Mexique et ses altitudes élevées, ne seront pas encore révélateurs – il faudra attendre le rallye du Portugal pour vraiment savoir où cette polo se situe face à la concurrence et notamment face à la redoutable armée rouge de Citroën Racing. On imagine aussi que derrière ce discours, on rêve de la première victoire de la Polo au Portugal, épreuve que Sebastien Ogier a remportée en 2011. D’autant plus que cette manche ne figure pas sur la liste des rallyes auxquels Sébastien Loeb a décidé de participer.

Finalement, à la sortie du parc d’assistance, nous apprenons que les organisateurs ont annulé la dernière boucle du rallye en raison des conditions météorologiques rendant les spéciales dangereuses pour les pilotes aussi bien que pour les spectateurs. Les autos sont autorisées à regagner le parc fermé. A voir le sourire de Sébastien Ogier s’extirpant de sa Polo, on sent bien qu’il est à la fois soulagé de ne pas devoir affronter une dernière fois les conditions effroyables du Turini mais aussi très satisfait de cette belle deuxième place, qui constitue quasiment une première victoire pour l’équipe Volkswagen Motorsport. Il nous confie à chaud être vraiment heureux de cette performance, mais en perfectionniste et éternel insatisfait qu’il est, dit avoir listé au cours du rallye une série d’imperfections, qui une fois améliorées, devrait amener la Polo R WRC au top niveau. Nul doute que l’équipe est déjà au travail pour amener une copie parfaite au rallye de suède. Nous retrouvons Seb Ogier, son père, son fan club et l’équipe Volkswagen dont Carlos Sainz, tout juste rentré du Dakar, qui fêtent tous cette première réussie autour de quelques bières. Malgré quelques sourires de circonstance, on ne sent cependant pas une vraie euphorie, il est clair que l’équipe semble vouloir garder les pieds sur terre et ne pas s’enflammer au soir de ce premier rallye en WRC pour la marque allemande.

Mais il est clair que Volkswagen a mis les moyens pour atteindre ses ambitions et que nous repartons de Monaco avec le sentiment que la première victoire de la Polo n’est plus qu’une histoire de semaines…

Merci à Volswagen France de m’avoir convié à ce formidable évènement, vivre le Monte Carlo dans ces conditions fut une très belle expérience !

Crédit photos @Viinz

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