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Trophée Andros saison 2013

Val Thorens : le lieu habituel de l’ouverture du Trophée Andros depuis 1992 (les 2 premières éditions ayant respectivement commencé à Serre Chevalier et Cannes). C’est ici, à 2300 m d’altitude alpine, que débute chaque année cette course mythique sur glace. Mon aventure Trophée Andros commence la veille de la première course, le vendredi 7 décembre à 6h00 à la Gare de Lyon, où je rejoins l’équipe d’organisation de l’événement ainsi que les autres invités. C’est un peu ironique, mais ce jour était également le premier jour de neige à Paris, la température approchait le zéro, rien de mieux pour nous mettre dans l’ambiance hivernale de Val Thorens.

Dans le train je rencontre Clémence, une des Enjoliveuses avec qui nous étions short-listé aux Golden Blog Awards de cette année (encore une ironie du sort). Quel plaisir de passer ces quelques trois heures et demi de train à discuter de la même passion : l’automobile. Une fois arrivés à Chambéry, on embarque dans le bus, c’est reparti pour deux heures et demi de trajet supplémentaires sur des routes étroites et enneigées de la montagne. En haut, à plus de 2 km d’altitude nous sommes accueillis par les ingénieurs d’Exagon Engineering sur les paddocks des Andros Car (la division électrique du Trophée Andros, je reviendrai dessus plus en détail), et ensuite ce sont les pilotes qui nous rejoignent à leur tour : Margot Laffite, Christophe Ferrier, Charlotte Berton, et les autres.

Après le débrief technique sur les voitures, et ce malgré la tempête de neige qui s’abat sur nous, nous sommes invités à nous installer sur le baquet de droite avec les pilotes, pour un tour de découverte de la piste. « Victor, tu vas monter avec Christophe Ferrier, le champion du Trophée Andros Électrique de l’année dernière » m’a-t-on dit, et c’est avec un sourire de gamin que j’ai attaché mes 4 points du baquet à moitié allongé de la voiture « MÉTROPOLE NICE COTE D’AZUR » avec Christophe au volant.

Verdict de la « balade » avec le champion ? La première chose qui me vienne à l’esprit c’est « ce mec est fou », ensuite vient le « cette voiture est dingue » suivi d’un « mon dieu je ne vois strictement rien avec cette neige ». En effet la tempête de neige a commencé au moment des roulages, visibilité quasi nulle malgré une piste bien éclairée, mais ça ne semble pas inquiéter Christophe qui a su faire une très belle démo de pilotage dans ces conditions. Appel/contre-appel à une cinquantaine de mètres de l’épingle, la voiture commence gentiment à se mettre de travers mais les 1400 clous dans les pneus l’empêchent de partir en tête-à-queue, l’avant du bolide passe à quelques centimètres (millimètres ?) du bord de piste, on s’engage « tranquillement » dans le virage avec la voiture déjà dans le bon sens depuis 2 ou 3 mètres. Accélération. C’est parfait, on enchaîne sur les autres ! Christophe est concentré, mais ça ne l’empêche pas de répondre à mes questions pendant la course, il me balance même une ou deux vannes dans les virages… N’est pas pilote qui veut !

La voiture électrique procure des sensations de conduite inhabituelles, puisqu’il n’y a pas de boite de vitesse, c’est du on/off (pas d’à-coups de passage de rapport donc), il n’y a quasiment pas de bruit du moteur. C’est assez déstabilisant lors des accélérations (vraiment fortes en Andros Car). Rajoutez le facteur « glisse » à ce cocktail de ressentis étranges et vous obtiendrez toute l’énergie et toute l’adrénaline qui caractérisent le Trophée Andros dans sa déclinaison électrique.

Pour ceux qui ne connaissent pas, depuis 2007 une dizaine d’Andros Car, véhicules 100% électriques, participe en parallèle avec les véhicules thermiques classiques à la course du Trophée Andros. Il s’agit de petites voitures au look nomade imaginées par Exagon Engineering, le célèbre constructeur de supercars électriques français (notamment la Exagon EGT). Longs de 3,36 m, les Andros Car sont équipés d’un moteur Siemens de 67 kW développant une puissance de 122 cv. Leur poids extrêmement léger (pas plus de 800 kg) et la répartition des masses parfaite due à l’enorme batterie Lithium de 27 modules font de cette voiture étrange une véritable bête féroce sur glace (bien qu’il existe également une déclinaison asphalte). À la différence des « grosses » 4 roues motrices habituelles du Trophée, les Andros Car sont des propulsions à différentiel auto-bloquant, et à en discuter avec les pilotes, en plus d’être efficaces, c’est très fun à piloter !

Après les étapes de Val Thorens, Andorra, Alpes d’Huez, Isola 2000, Lans en Vercors, Saint-Dié-des-Vosges et Clermont Ferrand, pas de grande surprise, c’est Christophe Ferrier qui remporte la bataille, suivi de Adrien Tambay et Franck Lagorce. Margot quant à elle arrive juste derrière, en 4e position, et c’est une place qu’elle « assume » parfaitement puisqu’en face « il y avait vraiment de très bons pilotes » nous a-t-elle confié lors d’une rencontre post-finale.

Un grand merci à Margot et Antoine pour les photos.

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