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Renault Twizy

Lorsque je discute avec des amis, passionnés ou non, de véhicules électriques cela évoque différentes choses dans leurs esprits : le manque d’autonomie, le non aboutissement de la technologie, la difficulté à trouver des points de recharge, voire la science-fiction. Dans les faits tous les constructeurs travaillent dur depuis plusieurs années pour découvrir, inventer et faire le tri entre ce qui sera viable ou ne le sera pas. Certains d’entre eux sont sur de très bonnes voies et proposent à la commercialisation des véhicules aboutis et utilisables au quotidien.

Renault nous a invités à essayer Twizy sur routes ouvertes pour être au plus proche de l’utilisation que l’on pourrait/aimerait en faire tous les jours. Retour sur quarante-huit heures au volant d’un objet roulant non identifié qui nous a surpris à plus d’un égard. Rendez-vous à l’aéroport Charles de Gaulle très tôt le matin, présentations avec l’équipe Renault et embarquement pour Ibiza ! Arrivés sur le tarmac ibérique, un escadron de Twizy nous attendait prêt à en découdre avec nous et nos préjugés. Première étape : 20 kilomètres pour relier le restaurant où nous allions déjeuner. Routes sinueuses et montées franches étaient au rendez-vous, ralentisseurs et irrégularités bien présents pour ressentir au mieux le comportement de la voiture, pardon du quadricycle. Oui, Twizy est un quadricycle !

 

La bouille craquante, les bestioles ont immédiatement un effet d’attraction sur nous. A bord on règle les rétroviseurs, on s’attache (ceintures trois points), et on met le contact. Silence le plus total, ça surprend ! Légère pression sur l’accélérateur, Twizy démarre dans un léger sifflement caractéristique des moteurs électriques. Les commandes sont intuitives et ergonomiques, l’essentiel est présent et on gagne très vite en confiance au volant de Twizy, aidés par ses proportions réduites.

 

Sur le compteur, l’autonomie affiche 90 kilomètres au moment du départ. Cette valeur est théorique et se remet à jour à chaque centaine de mètres parcourus selon le type de conduite que l’on adopte. En lieu et place du compte-tours une jauge indique en permanence la quantité d’énergie nécessaire à l’effort demandé, fonction de l’amplitude de pression sur l’accélérateur et des forces en présence (montée, vent de face, chargement). Nous parcourons nos vingt premiers kilomètres sans soucis, et laissons nos Twizy à la charge sur des prises secteur tout ce qu’il y a de plus classique pendant notre pause déjeuner. Deux heures plus tard, ce sont des batteries à nouveau rechargées que nous retrouvons pour la deuxième étape de notre mini road-trip, un bon point !

 

Les petites routes de l’île éveillent mon obsession de la trajectoire parfaite, et je me suis surpris à aller chercher la corde à chaque virage qui le nécessitait, déformation de co-pilote de rallye : perdre aussi peu de vitesse que possible en traçant des lignes droites. Je me suis amusé comme un gamin, d’abord parce que j’adore ça, mais aussi parce que le châssis de Twizy est extrêmement rigoureux et précis, oui oui vous avez bien lu rigoureux, précis. Ça n’est qu’après qu’au fil d’une discussion je me suis aperçu que mon interlocuteur était un ingénieur Renault Sport qui m’expliquait que Twizy, c’étaient eux ! Tout me semblait alors plus clair : rigueur du comportement, freinage direct, absence d’assistances. Pas de fioritures, de l’efficacité comme on l’aime ! Tout cela dans la modération car la vitesse de Twizy est plafonnée à 82Km/h, ratio optimal entre rendement, autonomie et législation (en Suisse il faut qu’un véhicule roule à plus de 80 km/h pour pouvoir emprunter l’autoroute, en France on se contentera des boulevards périphériques).

 

Le lendemain, c’est Twizy 45, la petite sœur de Twizy (qui aurait d’ailleurs pu s’appeler Twizy80, rapport à sa vitesse maximale) que nous rencontrions. Le parcours reliait le centre-ville d’Ibiza à sa citadelle haute-perchée. Ruelles sinueuses et franchement abruptes, passages étroits. Malgré un petit moteur (5 chevaux) Twizy 45 n’a aucun mal à se faufiler, et offre plus de confort qu’un scooter dans des conditions similaires (on y est plus au sec, les jambes reposées).

 

Au total nous aurons parcouru près de 150 kilomètres en tout électrique sans jamais tomber en panne. L’autonomie des batteries correspond largement à la moyenne des kilomètres parcourus quotidiennement par les citadins français, soit 35 kilomètres. Le concept sera, selon nous, totalement abouti lorsque nos villes seront suffisamment équipées en prises électriques (sachant que pour ceux qui en ont la possibilité, Twizy peut être chargée dans votre garage. Un « plein » coûte 0.70€). Cela devrait arriver rapidement vu que Renault lance ma marche en passant des accords avec les hypermarchés et les parkings privés afin qu’ils soient équipés de prises électriques.

 

En pratique, Twizy ce sont deux véhicules dont un accessible sans permis dès 16 ans. Les tarifs s’échelonnent de 6 990€ à 8 990€ selon la motorisation et le niveau de finition. Les batteries restent la propriété de Renault et engendrent un forfait de location de 50€ par mois qui comprend l’assistance 24/24, 7/7 en cas de panne quelle qu’elle qu’en soit la raison, et le remplacement de la batterie dès que son autonomie passe en dessous de 70% de ses performances d’origine. L’avis de Viacomit, c’est que Twizy devrait remplacer tout ce qui roule au pétrole dans toutes les petites villes et dans les centres villes des grandes métropoles.

 

 Pour finir, voici quelques clichés de Twizy à New York que vous ne verrez nulle part ailleurs, ainsi que la vidéo de présentation officielle de Twizy.

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