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MyGT Rallye Team – Flandre Opale 2012

Une semaine après un week-end de reconnaissances bien ficelé qui nous a permis de découvrir le profil des quatre spéciales que nous limerons (si tout va bien…) deux jours durant, nous prenons la direction d’Arnèke et d’Esquelbecq, villages autour desquels s’articule ce rallye national.
C’est sous une pluie battante et un froid piquant que nous passons les vérifs techniques et administratives le samedi matin. Pas facile dans ces conditions de coller nos numéros de course, heureusement Saâd n’a pas de scrupules à sacrifier son pull pour sécher l’auto.
Après avoir installé notre stand d’assistance – ce qui se résume à déplier une vieille bâche noire maintenue aux quatre coins par des cales en bois derrière ma Passat break TDI et ses 305 000 km – nous filons déjeuner au chaud dans une bonne petite brasserie. La Karmeliet nous fait momentanément oublier la météo peu engageante prévue ce week end.
Après une mini sieste dans l’auto d’assistance, nous enfilons les combis pour aller chercher la saucisse au parc fermé afin de prendre le départ du rallye. Après une courte assistance sur notre stand de pointe, nous partons en liaison vers la 1ère spéciale, longue de plus de 13 kilomètres. Jusque là, tout va bien…
Cinq secondes avant le déclenchement de la cellule au départ, j’appuie franchement sur la pédale d’accélérateur pour mettre le moteur dans les tours. A notre grand étonnement, le moteur cale… J’appuie sur le démarreur à maintes reprises sans succès, et le temps défile déjà…On ne peut pas moins bien entamer un rallye ! Saâd peine à croire à ce qui nous arrive, mais l’espoir revient quand des spectateurs nous poussent. J’enclenche la seconde, embraie et enfin le moteur démarre. Les premiers kilomètres sont catastrophiques, je ne suis pas du tout concentré et passe tous les virages en vrac. Ce pilotage très approximatif se solde finalement par un tout droit, je passe la marche arrière et… le moteur cale à nouveau. Une trentaine de coups de démarreur et deux bonnes minutes plus tard, nous repartons… pour quelques kilomètres. Le parcours de la spéciale emprunte un chemin de terre agricole, que, revanchard, je m’emploie à passer en troisième. Mauvaise intuition, après quelques embardées, nous avons 2 roues dans un champ et nous sommes à nouveau à l’arrêt. C’est le scénario catastrophe. Des spectateurs accourent, l’un d’entre eux a une sangle, ce qui nous permet de revenir dans le droit chemin (de terre) en quelques secondes. En  vue de l’arrivée (enfin !) ce sont nos notes qui deviennent moins précises et du coup Saâd s’y perd. Je finis donc à vue. Dans l’habitacle, nous accusons le coup après toutes ces péripéties, et nous ne savons même pas ce qui est à l’origine des problèmes moteur. Nous rentrons au regroupement complètement dépités.
Nous profitons de l’assistance pour vérifier les contacts, les bougies, les arrivées d’essence, mais rien de flagrant. Nous montons la rampe de phares car le second passage s’effectue de nuit. En parcours de liaison l’auto nous semble aller mieux, donc nous voilà plus confiants au départ. Ce second passage est un vrai régal : la nuit, la glisse, les notes qui tombent et l’auto qui tourne nickel. Dans le dernier virage de la spéciale, j’arrive trop vite, pars en glisse des quatre roues et nous frôlons une auto qui est sortie quelques minutes auparavant… Grand soulagement dans l’auto, nous savons que nous venons d’éviter un beau crash.

Nous faisons le 30ème temps sur 46. La 1ère journée se termine bien et même si nous sommes avant dernier au classement général, nous sommes bien décidés à nous amuser le dimanche.
Après une courte nuit, nous redémarrons l’auto (du premier coup !) et dégivrons le pare brise car il fait vraiment froid ce matin.
La première spéciale est neutralisée, car le nombre de commissaires est insuffisant. Nous la parcourons à rythme modéré et non casqués, ce qui nous permet de valider les notes pour les prochaines boucles. La seconde spéciale est très amusante mais très glissante. Nous effectuons le 29ème temps. Dans l’ultime spéciale de cette boucle, j’opte pour un rythme que je pense prudent. Malgré cela, dans un gauche prononcé, sans boue (le seul de la spéciale), l’auto part en sous virage file tout droit dans un fossé gorgé d’eau, typique de la région. Saâd se retrouve les pieds dans l’eau. L’auto n’a rien, elle est simplement posé le nez en avant dans le fossé et malgré l’aide des spectateurs, seule une dépanneuse pourra l’extraire de son piège fatal. C’est l’abandon. Nous rentrons par la route, l’auto n’a pas une égratignure, seuls les optiques de phare se sont transformés en aquariums.
Voilà donc un rallye qu’il faudra que l’on refasse pour nous venger de cette édition qui ne nous a pas souri !

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