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Michelin Reflexe Alpin

Il y a peu de temps nous avons fait le déplacement à Val d’Isère en compagnie de Michelin pour faire quelques exercices démontrant l’efficacité, et surtout la nécessité d’avoir des pneus hiver en cette période de l’année. L’opération portait le nom de Reflexe Alpin, et elle le portait bien.

Située à près de 2000 m d’altitude en plein coeur des Alpes, cette célèbre station s’avère être un endroit idéal pour nous faire la démonstration des performances des pneus Michelin Pilot Alpin, entre autres, conçus pour une conduite sportive en condition hivernale.

Avant de nous mettre en condition réelle de conduite sportive, une petite mise au point est nécessaire quant à l’utilité, de manière générale, d’équiper sa voiture en pneus hiver. Nous sommes invités sur un circuit de glace (où se déroulent habituellement les BMW XDrive Tour) pour faire quelques cas pratiques.

Exercice numéro 1 : le freinage.

Ou plutôt la différence de freinage sur route enneigée entre un véhicule équipé en pneu hiver et un autre en pneu été.

Mort de froid je monte dans la Mégane 1.5 DCi équipée pour ce temps sibérien, tandis qu’Antoine prend celle prévue pour rouler en tout confort au mois de juin… On démarre. Du moins moi je démarre tandis la voiture d’Antoine refuse de partir. Ses pneus été tournent dans le vide, et au bout d’une quinzaine de secondes d’insistance il me rejoint sur la ligne droite de la piste. Nous voilà tous les deux engagés dans un terrible duel de freinage. Lancés à près de 40 km/h (oui, nous vivons dangereusement !) on arrive quasiment en même temps aux plots oranges où consigne nous a été donnée d’écraser la pédale de frein. Je le fais. Antoine non. « Mais qu’est ce qu’il fait ?! ». En fait si, il avait bien appuyé sur la pédale, mais il ne s’est quasiment rien passé : pendant que moi je pilais tranquillement accroché à la surface gelée grâce à mes Alpin l’ESP, l’ABS et toutes les assistances de la Mégane d’Antoine ne savaient plus où donner de la tête. Il essayait tant bien que mal d’arranger la situation, mais quand la liaison au sol est plus que catastrophique aucun système d’aide à la conduite ne peut plus rien pour vous…

Bref, en parlant tout à fait sérieusement, à une vitesse de 40 km/h j’ai mis 8 m pour freiner, la voiture d’Antoine plus de 20, soit plus de 2 fois la différence. DEUX FOIS ! Et dire qu’on n’était qu’à 40 km/h, je n’imagine pas cette situation dans un cas réel sur autoroute par exemple, rien que d’y penser ça me fait froid dans le dos (sans mauvais jeux de mots).

 Exercice numéro 2 : la montée.

Maintenant que l’on sait plus ou moins freiner sur la neige avec une traction, on passe à l’activité suivante : monter une mini-côte avec une propulsion, et en l’occurrence avec une BMW Série 1 avec une petite motorisation.

Même configuration : une voiture équipée en pneus hiver Michelin Alpin, l’autre en pneus été, on part encore une fois en même temps et on doit grimper une horrible côte d’environ 0,2% d’inclinaison (à vrai dire je n’en sais rien, c’est juste pour illustrer le côte « facile » de la côte hein ! ). Cette fois-ci je laisse à Antoine le privilège de me mettre à l’amende devant tout le monde.

3 2 1 c’est parti ! Enfin, Antoine est parti. Pas moi. Je tente de démarrer en 2e, pas moyen, les roues arrières patinent. Heureusement que quelques âmes charitables ont eu le gentillesse de me filer un coup de main pour me donner de l’élan, me voila donc à essayer de rattraper mon camarade qui a pris pas mal d’avance. Je ne vous ai pas dit, mais la fameuse montée à inclinaison inconnue devait faire dans les 20 m de longueur.  Antoine était déjà en train de faire un demi tour en haut de celle-ci quand mon adhérence m’a lâchement abandonné à même pas mi-chemin… Point mort, roues droites, je fais machine arrière en essayant de ne pas faire de gestes brusques  au risque de me retrouver vraiment dans la m… mauvaise position. Je descends de la voiture. Je ne veux plus la voir. Je n’ai pas réussi à monter une pauvre côte de rien du tout. Je suis confus, mais je me rends compte une fois de plus que rouler en hiver nécessite obligatoirement un équipement en pneumatique adéquat.

Leçon retenue.

Cette première partie Michelin Reflexe Alpin s’est déroulée dans des conditions extrêmes : une route entièrement recouverte de neige qui en se tassant peu à peu devenait de la glace. Il est très rare de rencontrer ce genre de situations ailleurs qu’à la montagne (du moins je parle pour un pays comme la France) mais cela nous a vraiment permis de voir le pire comportement que peut avoir une voiture en hiver. Le sentiment de perte de contrôle sur route est affreux, il est d’autant plus dangereux de prendre le risque inutile que de rouler avec des pneus été en hiver. Si je devais vous donner un conseil ce serait de vous équiper en bonne gomme en fonction de la météo de votre région ! Et pour ceux qui se diraient que les pneus hiver sont forcément conçus pour rouler sur la neige détrompez vous : en dessous de 7 degrés vous pouvez switcher car ce qui compte avant tout c’est la température. Ne pas confondre pneus hiver et pneus neige, les premiers sont fait pour vous accompagner dans toutes les conditions hivernales, les seconds ne sont efficaces que sur route gelée.

On passe aux choses sérieuses.

Fini pour nous les voitures de monsieur Tout le Monde, on passe aux choses sérieuses. Au menu de la transmission intégrale signée Porsche : 2 Carrera 911 4 et 2 Carrera 911 4S, dont une cabriolet. Toutes les voitures sont équipées en Pilot Alplin, la nouveauté de la marque qui est essentiellement destinée à une conduite sportive par des conditions hivernales. Le message de Michelin a été très clair : « Il n’y a pas de raison qu’une voiture de sport dorme en hiver, elle aussi a le droit à sa part de fun à cette période de l’année », le tout dans un confort et une sécurité optimums.

Le tracé du circuit est vraiment parfait pour s’amuser avec des petites voitures (au hasard, une Clio RS), mais les Porsche, c’est trop. Il y a beaucoup trop de monde sous le capot. La puissance passe incroyablement bien au sol, les MICHELIN Pilot Alpin  montées sur les 4RM des monstres allemands font parfaitement bien leur travail, mais les virages ne pardonnent pas pour autant : le moindre coup de gaz, même le plus léger vous fait rappeler que vous êtes sur la neige et à bord d’une bête de course. Il n’est pas rare de faire un tête à queue en contournant un plot, mais le sourire moqueur du moniteur indique souvent que l’ESP était désactivé…

Du fun, du fun, et encore une fois du fun ! Cette dernière partie de l’expérience, avait pour but de nous prouver qu’une voiture de sport reste utilisable en hiver, même sur glace. On s’est amusés comme de vrais gamins, je ne pourrais décrire cette émotion qu’en écrivant le « WHAAAAA »  le plus long de l’histoire, tellement cette aventure a été extraordinaire, mais ce serait très chiant à lire.

En tout cas un énorme merci à Michelin de nous avoir conviés, Antoine et moi, à cette session de glisse/apprentissage à Val d’Isère ! Et un grand Merci à Contreappel pour les photos qui illustrent cet article !

 

 

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