Actualités publié par

Essai – Seat Ibiza Cupra 2013

Depuis son lancement en 1997, la déclinaison Cupra (pour Cup Racing) de l’Ibiza est un véritable succès. Assise sur une base technique VAG fiable, elle s’est imposée comme une petite sportive suffisamment pointue tout en étant accessible par son prix. C’est sur le circuit de Can Padro, non loin de Barcelone, que j’ai eu le plaisir de prendre en mains la toute dernière d’entre elles. Retour sur l’une des jolies rencontres de cette année 2013. Je vous laisse découvrir mes impressions, ainsi que la voiture en photos et vidéo.

Retrouvez les notes de Seat Ibiza Cupra sur le Garage des Blogs.

Moteur / Boîte :

Saad :

Le bloc moteur est bien évidemment issu du groupe VAG, il s’agit du petit 1.4 qui cumule turbocompresseur et compresseur pour lui permettre de développer 180 chevaux à 6200 tours/minute, et 250 Nm de couple dès 2000 tours/minute. Le résultat est bluffant d’efficacité : ça pousse de la même manière à bas ou haut régime. Certains regretteront la disparition du coup de pied aux fesses caractéristique des anciens moteurs, mais l’agrément de cette mécanique saura compenser leur frustration. Gros avantage des petits blocs suralimentés, c’est la sonorité. Tout comme chez ses concurrentes italiennes de chez Abarth, cette petite ibérique a le sang chaud et l’affirme avec force vocalises dès qu’on monte un peu dans les tours. Petit bloc certes, mais il permet d’abattre le 0 à 100 en 6,9 secondes, ce qui est un score parfaitement honorable pour cette catégorie de sportives.
Afin d’exploiter au mieux les 180 chevaux de la bestiole, Seat a opté pour une boîte DSG à double embrayage et 7 rapports. Que dire au sujet de cette boîte, si ce n’est qu’elle est bluffante de rapidité et parfaitement étagée ? Seul défaut embêtant pour moi : des palettes fixées au volant et non à la colonne de direction.
En conduite coulée et mode sport désactivé, on ne ressent presque pas le passage des rapports. Le pied léger, on est rapidement en 5ème afin de favoriser l’économie de carburant. Mode sport activé, on prend la main sur les passages via les palettes. La discrétion laisse alors place à la brutalité qu’on aime retrouver au volant des petites GTi !
Victor :
Une grande surprise ce « petit » 1.4 L de 180 chevaux qui n’a pas grande chose à envier à ses concurrents, même plus costauds en taille. Grâce aux turbocompresseur et compresseur qui sur-alimentent le moteur de la bête, la puissance est disponible tout de suite et la diabolique boite 7 DSG à double embrayage rajoute une couche d’efficacité redoutable. Un comportement et une configurations idéale pour aller jouer sur les petites courbes des Circuits de l’Ouest Parisien, le lieu de mon essai. Outre les performances pures de cette nouvelles Ibiza, une autre chose particulièrement appréciable c’est le son du moteur qui nous plonge d’avantage dans l’univers sportif (et bien agressif) de Curpa.

Châssis / Transmission :

Saad :
Je le répète souvent, mais il y a encore quelques années peu de constructeurs arrivaient à faire passer 180 chevaux sur les roues avants. Aujourd’hui, et même si beaucoup d’entre eux y arrivent avec brio, je suis toujours impressionné par le bon comportement de ces tractions. Aidée par un auto-bloquant électronique efficace, Ibiza Cupra se permet même des accélérations en courbe tout en gardant de la motricité. Le circuit étant un peu gras lors de mon essai, j’ai pris un malin plaisir à placer la voiture au freinage, laissant l’arrière glisser légèrement. Un comportement, tant qu’on ne commet pas d’erreurs notoires, qui s’est avéré joueur. Le châssis est rigoureux et permet de bonnes doses de fun, la direction est précise et le freinage parfaitement mordant. Le freinage justement : à l’heure où beaucoup de constructeurs les abandonnent pour des raisons évidentes de réduction de coût, Seat a apposé des étriers fixes à 4 pistons à l’avant de son Ibiza Cupra. Et rien que pour ça, je tiens à les remercier !
Victor :
Si je devais choisir un seul item, la chose qui m’a le plus surpris dans cette nouvelle Ibiza Cupra, ce serait sans aucun doute le châssis et la tenue de route qu’il offre. Tout comme Saad mon essai s’est déroulé par des conditions météorologiques vraiment très pénibles, sous la pluie et au début j’avais presque perdu mon enthousiasme quant à la journée qui m’attendait, mais les choses ne se sont pas passées comme je le craignais !

Premier tour du circuit de Dreux, les essuie-glaces sont à fond, je remémore les trajectoires et prends mes précautions dans les virages en y allant « à 2 à l’heure » comme me l’a gentiment souligné le pilote Seat qui m’accompagnait. « Allez plus vite, ici tu passes à l’aise à 80 », oui mais la piste est mouillée ! Et pourtant ! J’avais beau à balancer la voiture dans les courbes, eà aucun moment je ne me suis senti en danger. Deux-trois glissades plus tard j’étais définitivement amoureux de la direction et de l’ESP qui m’empêchait de faire une bêtise et qui ne faisait que m’encourager à aller plus vite. Et la voiture suivait, j’étais loin, très loin de ses limites.

Freinage d’urgence ? En courbe ? Sur un sol mouillé ? A grande vitesse ? Ne faites pas ça chez vous, mais sachez tout de même que vous serez arrêtés à temps et à condition de ne pas paniquer et ne pas mettre de coup de volant, votre voiture ne quittera que très peu sa trajectoire initiale. Ça freine fort, vraiment fort !

Design / Extérieur :

A nouvelle voiture, nouvelle identité visuelle. Et ça se voit ! De la calandre à la canule d’échappement, en passant par les LED qui coiffent phares et feux arrières : la nouvelle Ibiza Cupra a bénéficié d’un soin particulier d’un point de vue design. Ca et là on retrouve le logo Cupra qui nous rappelle qu’il ne s’agit pas de n’importe quelle Ibiza. Les pares-chocs sont imposants et leurs lignes sont rythmées pas les grilles d’aération en nids d’abeille, du plus bel effet. A l’avant on retrouve des prises d’air imposantes, des phares qui froncent les sourcils comme pour mettre les autres voitures en garde et, toujours en vue de face, des coques de rétroviseurs noires laquées. vue de derrière, même impression de musculature : les feux sont agressifs et leur signature lumineuse dynamique. Nouvelle différence avec l’Ibiza de monsieur tout le monde : sur le hayon le nom Cupra est écrit en toutes lettres. La canule d’échappement est placée au centre, et cache en réalité le double échappement originel de la bête. Des airs de Renault Mégane RS diront certains, mais plutôt une tendance de mon point de vue. Le pare-choc arrière comprend à sa base un diffuseur qui vient ajouter au caractère racing de l’auto. Enfin, de nouvelle jantes de 17 pouces viennent chausser la belle, elles sont agressives sans pour autant vous faire transpirer à chaque créneau : leur dessin permet de maintenir un minimum de protection de la part des gommes.

Intérieur / Equipement :

Cupra oui, mais Ibiza quand même. Même si ça n’est pas ce que je recherche dans une sportive (le châssis, les freins et la direction me suffisent) j’ai trouvé que l’intérieur n’avait pas bénéficié du même soin que l’extérieur. Tout du moins j’ai été surpris de retrouver les boutons de plafonniers de la Golf IV que je conduisais en… 2001. Mais quitte à faire des économies d’échelle sur le choix des matériaux et des équipements, je préfère que cela soit au détriment des éléments de confort. Je réitère donc mes remerciements à Seat : maintenez vos étriers fixes, le choix des plastiques ne m’importe pas en réalité !
Côté équipements, on retrouve tout ce dont on peut avoir besoin dans une voiture récente, je vous épargne la longue liste relative à la climatisation ou à l’ordinateur de bord. Une petite surprise néanmoins : le système de navigation signé Navigon qui embarque des fonctions propres à la voiture : température des liquides, affichage des compte-tours et tachymètres… un petit air de Nissan GT-R (petit j’ai dit !) toujours agréable à retrouver dans une voiture ! Le volant est bien dessiné, et même si je préfère les palettes solidaires des colonnes de direction, celles d’Ibiza tombent facilement sous la main. Les pouces y trouvent rapidement leur place, et s’agissant d’une sportive j’ai été ravi de ne retrouver aucun bouton gadget sur ce volant.
Les sièges sont également nouveaux et revendiquent un meilleur maintien qu’auparavant. On ne retrouve pas encore le parfait calage d’un vrai baquet, mais ils font le correctement leur mission tout en restant confortables. Un défaut à relever sur ce point : les tissus gris clairs des sièges sont salissants. De plus ces éléments qui viennent apporter une touche de sportivité étant en tissu, il me paraît difficile de les nettoyer en cas de tâche malheureuse. Mais encore une fois, c’est un détail et il faut bien que je trouve des défauts à une voiture qui me ravit d’un point de vue du fun à son volant.

Bilan :

Ibiza Cupra a de quoi plaire. Forte de vrais attributs sportifs, tant d’un point de vue moteur que des liaisons au sol. Elle est à la fois la première sportive parfaite, et la citadine discrète qui permettra à son conducteur passionné de tirer des trajectoires le weekend. Incisive et précise, elle est également jolie et confortable. La concurrence est dure sur ce segment, des places sont d’ores et déjà occupées par Citroën, Renault et Abarth. Mais Seat a su apporter a sa petite bête de course suffisamment d’atouts pour qu’elle puisse jouer des épaules sur le marché.
Merci Seat France pour cette prise en mains, qui bien que courte fut intense. J’espère avoir l’occasion de reprendre Ibiza Cupra en mains pour me faire un avis encore plus précis.

1 Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité

Rechercher

Rejoignez-nous sur

Publicité