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Essai – Opel Astra OPC (2)

Nous sommes deux au sein de MyGT, ce qui fait qu’il peut arriver que nous réalisions deux fois l’essai d’une voiture. C’est le cas de cette Opel Astra OPC que Victor et moi-même n’avons pas pu essayer en même temps. Ce sont donc deux articles auxquels vous avez droit, et je ne suis pas sûr qu’on ait pensé la même chose de cette voiture d’autant que sa petite soeur m’est passée entre le mains quelques semaines avant.

GDB-Garage-des-Blogs-tournage-GTI-9278Retour sur 1000 kilomètres au volant de cette grosse GTI qui, sur le papier, a l’air de surpasser ses concurrentes !

Moteur/boîte :

Opel a équipé cette Astra d’un 2.0 suralimenté qui surpasse sa plus fervente concurrente de 15 chevaux. Ce sont du coup 280 chevaux qui répondent à la sollicitation de la pédale de droite dans cette auto, et ils ne déçoivent pas. Volontaire, le bloc sait se montrer efficace dès les bas régimes, merci le turbo ! En revanche rien ne sert d’aller titiller le rupteur, la plage de puissance se trouve bien en dessous et il n’est guère nécessaire de passer la barre des 5500 tours/minute pour mettre à profit le couple et la puissance délivrés par cette Astra.

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Côté boîte mon ressenti a été beaucoup plus mitigé. La commande pour commencer : un pommeau qui ne tient pas dans la main tant il est gros, et pourtant j’ai de grandes mains ! Résultat : un ressenti aléatoire et un guidage auquel je n’ai pas réussi à m’habituer. Passons  à l’étagement : si la 1 et la 2 sont correctement étalonnées, la 3 ressemble aux quatrième rapport des voitures qui n’en avaient que… 4. C’est bien simple, on peut tenir la 3 de 30 à 170 km/h, c’est vous dire si c’est déstabilisant dans une voiture de sport qui se veut la concurrente des Mégane RS et autres Focus ST dont les pignonneries ont fait leurs preuves. C’est extrêmement dommage, à quoi bon avoir des chevaux en plus si on ne peut pas correctement les exploiter ? Pour finir, à allure lente la 2 a sauté une paire de fois pour repasser en point mort sans raison particulière, peut être la mécanique de mon véhicule d’essai avait-elle souffert de trop de sollicitation. Mais avec moins de 10 000 km au compteur j’ai tout de même trouvé ça bizarre.

Châssis/transmission :

L’Astra OPC peut se rouler tous les jours, ça reste une caisse raide mais pas du tout inconfortable. En ville, sur autoroute, sur un filet de gaz on est blottis dans ses superbes baquets Recaro. A allure plus soutenue, voire très soutenue, on a du mal à trouver les points de non-retour. Je ne parle pas de se mettre au tas, mais de ce moment où vous sentez le train arrière décrocher, sur un gros freinage par exemple. Elle est calibrée pour que son pilote se sente en sécurité, comme la plupart des sportives d’aujourd’hui à sa décharge. Mais une fois qu’on la bouscule un peu elle se met à jouer tout en restant sécurisante. Rien de plus simple : Freiner très fort avant la courbe, délester légèrement la pédale de frein tout en lui mettant de la direction, la physique se charge du reste. Chaussée en P-Zero, elle est collée à l’asphalte et presque bizarrement tout le couple passe au sol assez proprement. En sortie de courbe l’autobloquant permet de remettre les gaz assez tôt sans trop perdre en motricité, un gros plus ! En revanche je vous conseille de bien tenir votre volant lorsque vous attaquez, 280 chevaux ça vous bloque dans une direction quand vous les lâchez tous en même temps, surtout sur les premiers rapports. Niveau freinage les Brembo, de très jolis étriers bleus, font parfaitement leur travail et le mordant ne faiblit jamais. Du moins pas une seule fois sur une portion de route fermée avec une dizaine de gros freinages avec des passages à répétition. Rien à redire donc sur ce châssis si ce n’est que je l’aurais aimé un peu plus joueur au premier abord.

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Extérieur/design :

L’Astra OPC semble plus large et plus longue que ses concurrentes, ce qui n’est pas déplaisant : elle est posée sur ses énormes jantes de 20 pouces (19 aurait été suffisant, et l’angle de braquage un peu meilleur), visuellement elle impressionne. Tout est là pour rappeler les ambitions sportives, des pares-chocs parsemés de prise d’air en passant par l’aileron qui coiffe le hayon, jusqu’aux deux sorties d’échappement chromées. En parlant d’échappement, bravo aux ingénieurs qui ont dû travaillé à ce que (mode OPC activé) la sonorité du moteur ne soit pas totalement effacé par le souffle du turbo. Un bon point pour ce type de voitures qui font trop souvent un bruit d’aspirateur surpuissant. Je pense que dans une couleur plus discrète, gris anthracite ou noir, elle est encore plus agressive. De mon point de vue cette auto est bien dessinée, à vous de vous faire votre propre avis.

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Intérieur/équipement :

Hormis un GPS qui semblait ne SURTOUT pas prendre l’A5 pour aller en Bourgogne depuis Paris, alors même que ça me faisait gagner une heure par rapport à l’A6, l’Astra OPC est très correctement ésuipée. Tout tombe parfaitement sous la main, notamment le bouton OPC qui la rend encore plus raide et précise. Les sièges baquets sont sublimes et se règlent au millimètres même si, oui je suis extrêmement pointilleux, je les aurais aimé réglables un peu plus droits. En effet, les quelques courses de rallye faites dans les coques de la 106 m’ont rendu hermétique à toute assise qui soit même un tout petit peu « allongée », mais encore une fois c’est vraiment pour trouver un défaut à ces sièges qui sont aussi beaux qu’efficaces, Recaro ne déçoit que très rarement !

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Bilan :

Hormis une boîte largement perfectible, surtout en comparaison aux références du segment, je n’ai pas trouvé de défauts à cette Astra OPC. Elle roule fort, elle est précise et remonte les bonnes informations à son pilote. Le train arrière demande à être un peu brusqué si vous voulez le sentir jouer, ce qui devient assez addictif une fois qu’on a compris comment il fonctionne. Les freins font leur job, largement, même si j’aurais aimé un ressenti pédale un peu plus ferme et moins progressif. Pour finir cette voiture ne m’a pas déçu, mais ça n’a pas non plus été un coup de coeur. Probablement parce que je suis féru de réglages « à l’ancienne », ou parce que ceux de Mégane et de Focus me conviennent plus. Je suis certain que beaucoup aimeront cette OPC, voire qu’ils la préféreront à ses rivales plus raides et moins utilisables au quotidien. Il faut aussi dire que cette voiture approche de sa fin de vie et qu’on peut espérer un énorme bond en avant pour sa prochaine version. Si vous en avez un jour l’occasion, prenez son volant et dites-moi ce que vous en avez pensé car encore une fois mon avis n’est que celui d’un profane passionné de belles mécaniques. 

Merci Opel France pour ce prêt, et j’espère à bientôt pour de nouvelles aventures !

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