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Essai – Mazda MX5 ‘Racing By’

Apparue en 1989, la Mazda MX5 a donné un sacré coup de jeune aux voitures de sa catégorie. Fortement inspirée par les premières Lotus Elan elle en reprend les fondements de base : contenue, légère, correctement motorisée, en résumé : une propulsion fun, abordable et fiable. Vingt-trois ans plus tard, et après quelques cures de jouvence (esthétiques et mécaniques), le petit cabriolet s’est vendu à plus d’un millions d’exemplaires à travers le monde. De plus, elle bénéficie d’une excellente réputation auprès des passionnés de petites autos sportives, on ne pouvait donc pas passer à côté de l’essai de cette petite. Chanceux comme nous sommes, le service presse de la marque nous a mis à disposition une finition ‘Racing By’ limitée à 25 exemplaires en France qui diffère de la série par quelques détails esthétiques appréciables. Attachez vos ceintures, réglez votre siège et vos rétroviseurs, et en route pour ce compte-rendu.

Moteur :

A l’heure du downsizing, des petites cylindrées desquelles on essaye de tirer le maximum de puissance à grands coups de compresseurs et autres turbos, Mazda joue les trouble fait. Ainsi, c’est un 2.0L atmosphérique quatre cylindres à 16 soupapes de 160 chevaux qui anime MX5. J’entends déjà les plus jeunes d’entre vous s’offusquer que 80 chevaux par litre est un score insuffisant, que de nos jours on sort 260 chevaux d’un bloc 1.6L… Oui, c’est un fait. Mais à puissance équivalente je fais partie des gens, peut-être vieux cons, qui préfèrent l’atmosphérique. De plus, ne pas privilégier uniquement la puissance permet d’optimiser le couple, notamment à bas régime. Enfin, ne pas pousser un moteur dans ses retranchements est un gage de fiabilité, élément qui a forgé la réputation de ce modèle.

Contact, on entend la pompe d’injection abreuver le coeur de la bestiole, mise en route. Le starter automatique vous régale d’une petite montée en régime lorsque le moteur est froid, l’échappement annonce gentiment la couleur et titille les tympans de tout amateur de voitures à sensations. Onctueux à bas régime, il procure suffisamment de couple pour enchaîner les rapports en conduite coulée, on se surprend à rouler sur un filet de gaz sur le cinquième rapport en ville. Le moteur ne broute pas, ne vibre pas, tant que vous êtes au dessus de la barre des 1000 tours/minute, ce qui est un vrai plus dans le cadre d’une utilisation quotidienne !

Mais ça n’est pas pour cela qu’on achète une MX5, c’est aussi et surtout parce qu’elle a des ambitions sportives affirmées, et pour cela il faut aller chercher les 160 chevaux qui se cachent sous le capot. Premier rapport, 7000 tours/minute, deuxième pareil, troisième, et on atteint déjà des vitesses non autorisées sur routes ouvertes. la montée en régime est linéaire, sans que la poussée ne présente de creux et le couple moteur/échappement s’exprime allègrement pour le plus grand plaisir des deux occupants de l’auto. le 0 à 100 est abattu en 7.9 secondes, ce qu’il ne faut pas voir comme une mauvaise note car, et on y reviendra plus bas, le châssis permet de passer plus vite dans les courbes que beaucoup d’autres sportives. Sur 800 km d’essai, dont une moitié d’autoroute et un autre sur petites routes en conduite très sportives, l’ordinateur de bord affichait une consommation moyenne de 9.8 litres/100 km. La magie des moteurs atmosphériques et des voitures légères !

Châssis / Transmission :

MX5 ne déroge pas à sa réputation : agile, elle se faufile partout à vive allure. Son petit gabarit lui permet d’attaquer sur petites routes sans avoir peur de la mettre à moitié dans le décor en cas de glisse du train arrière. Ce train arrière justement, parlons-en ! Parfaitement équilibrée avec une répartition des masses à 50/50, c’est une vraie propulsion qui n’hésitera pas une seule seconde à décrocher de l’arrière si vous le lui demandez. Un jeu auquel on se prend vite sur route mouillée, avec une facilité déconcertante (merci la légèreté !) et ce, que l’ESP soit connecté ou non. Un ESP permissif, un autre bon point : on peut prendre de l’angle sans être freiné dans notre élan, même si on a oublié de déconnecter la correction de trajectoire. Personnellement j’ai d’abord appris à « jouer » ESP connecté, trop peu habitué aux propulsions, avant de le faire sans assistance. Petit défaut relevé côté suspensions : la voiture prend du roulis en courbe, mais attention je suis un militant extrémiste de la raideur et pour moi tout ce qui est moins raide qu’une Clio RS est forcément trop mou. A vous de voir où vous placez votre propre curseur sur le rapport raideur/confort, le mien est à 100% sur la raideur. Mais il s’agit probablement là d’un choix délibéré : MX5 est conçue pour une utilisation quotidienne, tant en ville que sur circuit ou sur de longues routes, ce qui explique des suspats sport, mais typées confort. Côté freins, et malgré une « petite » monte, on n’est jamais à court de mordant et d’endurance : la pédale répond à la moindre sollicitation, la voiture s’arrête aussi rapidement qu’on le lui demande, et les freinages tardifs sont autorisés pour mon plus grand bonheur !

Design extérieur :

En 23 ans la MX5 a su évoluer pour rester dans l’air du temps, tout en étant fidèle au dessin de sa première mouture. Elle transpire le plaisir de conduire : courte sur pattes, ligne affinée au possible, flancs musclés, boucliers et diffuseur typés sport, et double sortie d’échappement sont au programme du modèle actuel. Elle attire l’oeil, on le voit au regard des passants et des autres automobilistes lorsqu’on est à son volant, c’est indéniable. Notre modèle d’essai était équipé d’un hard top, toit rigide escamotable électriquement  qui transforme le cabriolet en un très joli petit coupé sans en altérer la ligne originelle. De plus la série limite Racing By qui se distingue, entre autres,  par sa couleur de carrosserie et de jantes spécifiques ajoute encore plus de sex-appeal au petit roadster. Jugez par vous-même :

Intérieur / équipement :

Comme je voulais disais, le projet MX5, il y a 23 ans, s’est fortement inspiré de ce que faisait Lotus à l’époque. Cela attrait à la légèreté  à la fiabilité et à l’utilisation de motorisations qui soient fiables et faciles à entretenir. Mais cela induit également un niveau d’équipement volontairement spartiate caractéristique de l’esprit roadster à l’anglaise.

Spartiate, mais pas dénudé non plus car on y trouve une climatisation automatique, un ensemble Hi-Fi signé Bose, des lèves-vitres et un hard top électriques, des sièges chauffants (un pur bonheur quand on roule décapoté par dix degrés), et un volant qui vous permet de contrôler le régulateur de vitesse et l’autoradio.

En parlant du volant, et au risque de passer encore pour un intégriste de la sportivité, je l’ai trouvé trop grand. Autant cela peut être un vrai plus sur un circuit avec de grandes courbes, autant c’est plus embêtant sur les portions plus sinueuses car il induit des mouvement des bras accrus. Deuxième petit défaut : l’emplacement du frein à main qui a été déporté sur la droite de la console centrale, choix qui empêche toute utilisation de ce levier en dehors de sa fonction de frein de parking. Troisième et dernier défaut relevé dans cet habitacle : l’emplacement des boutons de lèves-vitres : je les ai actionnés à plusieurs reprises sans le faire exprès avec mon (gros) poignet alors que je tenais le sélecteur de vitesse dans la main. Une habitude à prendre en décalant légèrement l’avant-bras.

En ce qui concerne les sièges, la finition Racing By propose une belle sellerie en cuir gris clair surpiquée de rouge, confortable et dont j’ai trouvé le maintien très efficace et j’en profite pour préciser que même pour un grand gabarit (votre hôte mesure un petit 1m91), on n’y est pas à l’étroit. Quelques défauts certes, mais qui n’en a pas ? Et dans l’ensemble l’habitacle de MX5 est bon, vraiment.

Bilan :

C’est toujours un peu difficile de donner une appréciation globale qui ne soit pas complètement subjective (mais mon petit doigt me dit qu’on aura bientôt trouvé la parade à cet exercice difficile), mais comme je suis là pour donner mon avis personnel je vais être franc et transparent : MX5 fait partie de mes gros coups de coeurs de l’année 2012 ! D’abord parce qu’elle répond à beaucoup de mes exigences lorsqu’il s’agit de voitures sportives : légère, moteur atmosphérique, propulsion, relativement spartiate, économique, fiable et facile à entretenir. Ensuite parce que malgré son million d’exemplaires vendus, elle fait (en tous cas je trouve) encore figure de voiture de passionné : on n’en croise pas tous les jours sur nos routes. Enfin, rouler les cheveux au vent assis si proche du sol m’a forcément rappelé ma référence, mon amour de toujours, la Caterham R300. Si j’en possédais une (pas impossible du tout dans un futur proche), je remplacerais simplement ses amortisseurs par une monte plus ferme et son volant pour un diamètre plus petit. Pour information la Mazda MX5 2.0 160 chevaux est facturée 30 600€, comptez 300€ de plus si vous optez pour la version Racing By qui propose des coloris de carroserie et de jantes, une sellerie, une planche de bord, et un diffuseur personnalisés.

Merci à Mazda France de nous avoir mis à disposition cette bestiole le temps d’un weekend, elle m’a collé un sourire de gamin à qui on a offert un nouveau jouet. Je vous encourage à vous rapprocher de la concession de votre ville, de l’association MX5 de votre région ou encore d’un ami qui en posséderait une pour l’essayer. Que ça soit en conducteur ou en passager cette voiture est synonyme du plaisir de conduire, croyez-moi !

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