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Essai – Le diable s’appelle Juke-R

Généralement on ne croise des concept cars que dans les magazines ou sur des salons de l’automobile. Alors quand l’Ecurie nous a invité à venir découvrir en vrai et de près le Nissan Juke-R on a eu l’impression de toucher à quelque chose d’inaccessible du bout des doigts. Mais quand on nous a annoncé que seuls quelques privilégiés dans le monde auront la chance de le piloter, et que nous en faisons partie, on a eu du mal à y croire ! Nous n’avons pris la mesure de la chose qu’une fois sur le circuit du Ceram à Mortefontaine, d’ailleurs le nom de ce lieu à lui seul est une raison suffisante pour faire sourire bêtement passionné d’automobile. D’un côté l’airplane, sorte de piste de décollage aménageable à souhait, et de l’autre un anneau de vitesse impressionnant ; d’ailleurs c’était notre baptême du feu sur ce type de tracé, et je peux vous dire que c’était vraiment impressionnant de rouler sur la voie la plus à l’extérieur et ses 45 degrés d’inclinaison !

Nous voila donc sur place un matin aux aurores, sirotant un café pendant que les adorables équipes Nissan nous expliquent le déroulement de la journée : il avait été décidé de nous faire passer le permis Juke-R, exactement comme c’est le cas dans le célèbre jeu-vidéo Gran Turismo. Par étapes successives et en augmentant progressivement la difficulté nous allions au fur et à mesure piloter des voitures et accéder à des tracés de plus en plus rapides, jusqu’au volant tant attendu : celui du Juke-R. Nous vous épargnerons dans cet article les étapes préliminaires pour nous concentrer sur l’essai du Juke-R ; cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas amusés au volant de voitures moins puissantes mais déjà très performantes, mais piloter un concept car mérite qu’on s’y attarde et qu’on se concentre dessus !

C’est dur de vous retranscrire ce qu’on a réellement ressenti au volant de ce bolide, pour vous dire après l’avoir pris en main vos deux serviteurs ont mis dix bonnes minutes avant de pouvoir prononcer une phrase correcte. Du coup nous allons commencer par une petite fiche technique de l’engin : 300 kilos plus léger qu’une GT-R de 2009, il dispose des mêmes trains roulants et du même moteur que cette dernière. Il a été élargi de 25 centimètres et son empattement raccourci par rapport au Juke classique pour parvenir à caler les trains roulants de la GT-R. Un monstre qui en impose avant-même que le moteur ne soit en route.

Voici nos ressentis suivis de deux vidéos embarquées (pensez à monter le son), et de photos de la bête :

La semaine dernière je n’y ai pas vraiment cru quand Nissan et L’Ecurie nous ont invité sur le circuit de Ceram à Mortefaontaine pour prendre le volant du Juke R, car il ne s’agit juste d’une voiture de course, ou d’un bolide surpuissant, il s’agit d’un concept car produit seulement en 2 exemplaires dans le monde. Il s’agit d’une véritable oeuvre d’art conçue par les ingénieurs Nissan durant près de 20 semaines. Le coût de production d’un seul Juke-R approche le demi million d’euros, autant vous dire que la pression (mélangée à de l’excitation, de la passion, du respect, du rêve tout simplement) se fait bien sentir. 
Avant même de prendre le volant on ressent quelque chose d’inhabituel, difficilement descriptible… Et là, les choses sérieuses commencent. Je suis invité à choisir un casque à ma taille, m’installer dans les les baquets OMP, mettre les 4 points…. Consigne de moniteur: « démarrer tout doucement en première, s’avancer jusqu’à la ligne de départ, et mettre les gaz à fond! ». Oui, mais… Il n’y a pas de mode tranquille sur le Jure-R, les ingénieurs ont certainement du l’oublier dans leur conception. A peine on caresse l’accélérateur (je ne parle même pas d’ouvrir à fond!!!), qu’on se prend immédiatement une grosse claque dans la figure, le V6 de 3,7L se met à hurler, la tête est déjà collé dans le baquet… et on n’est qu’en première gentille. Victor V.

J’ai pris l’habitude de m’installer dans un baquet et de boucler mes 4 points, mais là c’était différent. moteur en route, premier rapport enclenché, le moniteur me demande d’y aller mollo sur le démarrage car la veille ils avaient cassé une transmission sur un démarrage trop violent. Léger gaz, mon casque percute mon siège, et là il me crie « tu peux y aller ». A compter de cet instant les dix minutes qui ont suivi ont été les plus chargées en adrénaline de toute ma vie, à tel point que je n’entendais plus ce que me disait mon co-pilote. Ma concentration s’est alors focalisée sur le passage des rapports et sur mes freinages, il fallait que j’arrive à dompter le fauve que je tenais entre mes deux mains et que  je comprenne qu’avec autant de chevaux il faut mettre des gaz pour parvenir à tourner ! La voiture répond parfaitement à mes demandes, le grip, la puissance et la radicalité sont d’un niveau que je n’avais jamais observé jusque là. Les ingénieurs qui ont travaillé sur ce projet sont des magiciens, et j’espère que Nissan fera signer une décharge de responsabilité aux acquéreurs de la version de série ! Saâd B.

 

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