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Essai – Ferrari California 30

Née en 2009, la California a marqué deux premières dans l’histoire de la marque au cheval cabré : le premier coupé-cabriolet, et la première GT équipée d’un V8 jamais sortis des usines de Maranello. Deux véhicules en un et la possibilité de rouler aussi bien les cheveux au vent, que toit fermé par mauvais temps. Avant de continuer, je tenais à faire une petite parenthèse, un état des lieux. J’ai eu la chance d’essayer de nombreux véhicules sportifs, que ce soit pour MyGT ou pour le Garage des Blogs. Mais jamais nous n’aurions imaginé un jour prendre le volant d’une voiture aussi mythique qu’une Ferrari, et même en faisant de gros efforts vous auriez du mal à imaginer notre niveau d’émotion au moment où nous en avons récupéré les clés. Parenthèse fermée, et malgré le mythe, voici ce que nous avons pensé de la Ferrari California 30.

Retrouvez les notes que je lui ai attribuées sur le Garage des Blogs en cliquant ici

Moteur / Boîte :

Placé à l’avant de la voiture, le V8 de 4,3 litres culmine à 490 chevaux et produit un couple de 505 Nm. La boîte ? Robotisée à 7 rapports, double embrayage avec palettes au volant. Le 0 à 100 est abattu en 3,8 secondes et ça pousse fort, très fort, ça vous colle au fond de votre siège du démarrage jusqu’à la zone rouge, et ce, quel que soit le rapport engagé. Les vitesses s’enchaînent à la vitesse de la lumière, ce double-embrayage et cette boîte sont tout simplement parfaits ! On pourrait presque s’arrêter là tant ces données se suffisent à elles-mêmes, mais non, on a trop de choses à vous dire !

On commence en mode automatique, laissant toute liberté à la boîte de gérer le passage des rapports. Il fallait prendre les mesures de l’auto et faire plus ample connaissance dans des conditions un peu stressantes : la circulation parisienne, le périphérique et une pluie battante. Rendez-vous était donné avec le collectif à l’entrée de l’autoroute A5, où tous les membres nous attendaient avec d’autres jolies voitures. Toujours en mode automatique, la montée en vitesse est instantanée et la plus légère pression sur la pédale des gaz fait tomber 1, 2 ou 3 rapports et l’échappement qui s’était fait (presque) discret jusqu’alors, se met à déchaîner les enfers. On n’a pas hésité une seconde à pactiser avec le diable, pour peu qu’il nous autorise à jouer, encore un peu.

quelques 200 km d’autoroute plus tard, nous voici engagés sur une départementale pour près d’une heure. Il fait nuit, la route est déserte et la pluie a cessé. On passe en mode manuel, toutes assistances connectées car on ne se connait pas encore assez avec le cheval cabré. Ça monte en régime, encore et encore. On jette un coup d’oeil au compte-tours et on s’aperçoit qu’on passe les rapports trop tôt. On pousse encore un peu et, surprise, 5 LED rouges viennent s’allumer sur le volant pour indiquer les 1000 derniers tours avant le rupteur ! Jamais on ne regarde le compteur, désormais seuls le tracé de la route et les rappels à l’ordre de mon passager pour dépassement de la vitesse autorisée comptent. On enchaîne les courbes, on joue avec les palettes, on se régale des talons-pointes que la boîte fait automatiquement et des pétarades de l’échappement. On voudrait que jamais ça ne s’arrête, tous sens en alerte on savoure ce moment rare et précieux et on prend la mesure de ce qu’est réellement une Ferrari.

Le lendemain, nous avons eu de nouveau le privilège de rouler ces voitures de rêve dont nous avons à peine dû exploiter 10% des possibilités. N’est pas pilote qui veut, et au volant de ces monstres mieux vaut rester humble. En revanche, et même en roulant prudemment on prend un plaisir complètement fou, difficilement descriptible.

Châssis / Transmission :

La California est avant tout une GT, faite pour une utilisation simple et quotidienne. D’ailleurs, à son bord on se croirait dans une berline de luxe tant elle est confortable. Les sièges proposent une multitude de réglages afin que tout le monde puisse s’y retrouver, petits et grands de taille trouveront tous leur position idéale.

Néanmoins, il s’agit d’une GT qui sait se montrer redoutable et qu’il ne faut pas mettre entre toutes les mains. 490 chevaux délivrés sur les seules roues arrières, vous imaginez bien, ça peut rapidement vous envoyer dans le décor à grands coups de toupies. Je peux vous dire qu’en mode confort, on a le sentiment d’en avoir déjà trop sous le pied tant ça envoie.

Pour autant, si votre soif de sensations n’était pas encore étanchée, il vous suffira de passer en mode sport d’une simple pression sur le bouton situé sur le volant. Suspensions raffermies, toucher pédales/volant plus direct, échappement plus ouvert… Vous avez réveillé la bête ! Les vocalises se transforment en hurlements, les passages de rapports vous mettent un coup de pied aux fesses monumental… C’est l’apothéose ! Une GT confortable la nuit, et une machine infernale et bougrement efficace la nuit, c’est Bruce Banner et l’incroyable Hulk, Jekyll et Mr Hyde à la fois. Deux personnalités, une voiture.

Ah, le freinage : d’énormes disques céramiques pincés par de tout aussi gros étriers fixes, bien évidemment, sont là pour répondre à la moindre pression de votre pied sur la pédale. D’ailleurs même après plusieurs kilomètres à vitesse soutenue, à aucun moment nous ne les avons senti chauffer. Freinage : 10/10.

Design / Extérieur :

Un long capot, un interminable capot d’où démarre une ligne qui courre jusqu’aux feux arrières. Toit refermé, on ne se doute à aucun moment qu’il s’agit d’un coupé-cabriolet : les proportions sont parfaites. Décapotée, même constat : lignes parfaites. De face, de profil ou vue de derrière, on lui cherche des défauts. Le seul que j’ai pu relever : les feux clignotants arrières placés entre le coffre et le pare-choc, et encore c’est vraiment pour trouver un défaut. Fine et massive, douce et agressive, c’est l’expression de la force tranquille qui peut passer du calme à tempête à la moindre sollicitation. 490 pur-sangs prêts à vous coller un sourire inoubliable !

Intérieur / Equipement :

Nous allons commencer par le volant, probablement l’un des éléments les plus aboutis de cette voiture. Il a été conçu pour que jamais vous n’ayez besoin d’en retirer les mains : Start/Stop, modes Confort/Sport/ESP Off, palettes fixes… même le klaxon a été intégré dans le volant, au niveau de l’emplacement des pouces quand on est à 10h10. L’ergonomie poussée à la perfection et habillée de carbone. Les sièges, en finition normale ou Maranello, sont d’un confort exemplaire et procurent un bon maintien. L’habitacle est tout de cuir, d’alcantara et de carbone vêtu, un plaisir pour les yeux et le toucher.

Là où le bât blesse un peu, c’est quand on se rend compte que l’autoradio GPS est le même que dans un Grand Cherokee. Pour une voiture de ce standing, j’ai trouvé cela dommage. De plus le placement des enceintes n’étant pas optimal, la diffusion sonore n’est pas la meilleure que j’ai pu tester. Enfin, sur autoroute, nous avons constaté quelques entrées d’air dans l’habitacle au niveau des joints de toit et de portières. Pour être tout à fait honnête, ces quelques petits défauts ont été vite oubliés : si on s’offre une Ferrari, est-ce pour la qualité de l’autoradio ? Non. Pour la parfaite insonorisation ? Non.

Bilan :

Première GT qui passe entre nos mains, cette California 30 est un pur régal de technologie, de motorisation et de sensations. La simple mise en route colle un sourire indécrochable à toute personne se trouvant aux alentours. Chose rare : c’est l’homme qui s’arrête avant la machine, on lève le pied de peur de se faire mal et finalement tout se passe bien. Mieux, nous n’avons jamais entendu un pneu crisser de tout le weekend tant il y a du grip. Cette voiture frôle la perfection, et je souhaite à tout le monde de pouvoir monter dedans un jour ! Merci à Ferrari West Europe pour le prêt des deux California 30, à Nicolas pour nous avoir hébergés, à Romu pour le parking, à Brice pour sa patience et pour la magnifique vidéo en cours de préparation, et à toute la team pour ce que nous sommes en train de construire !

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