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Essai – Clio RS Gordini 2012

MyGT et Renault Sport, c’est une histoire d’amour qui a commencé dès la création du site, il y a deux mois. D’abord parce que c’est la première marque qui nous ait fait confiance et qui ait pris le risque de miser sur deux jeunes passionnés. Mais cette histoire d’amour tient également au fait que RS s’est imposé comme une référence dans la transformation de petites/moyennes citadines plutôt classiques en foudres de guerre !

Nous vous avons présenté il y a peu les essais de Twingo RS Gordini, la petite puce joueuse et rudement efficace, et de Mégane RS Cup qui nécessite un peu plus de connaissances en pilotage tant son comportement est radical. Aujourd’hui c’est au tour de Clio RS de passer l’examen MyGT. Le modèle présenté est une livrée 2012 agrémenté du kit esthétique Gordini. Retour sur 800 km au volant de la belle.

Moteur :

Il s’agit d’un quatre cylindres en ligne, deux litres de cylindrée qui développe 203 chevaux à 7500 tours/minute et 214 Nm de couple à 5400tours/minute. Très souple à bas régime, il paraît même un peu creux au premier abord et donne même l’impression qu’ils y en a moins de 200 sous le capot. Mais, tout comme sa petite soeur Twingo, c’est quand on monte en régime que le monstre se réveille. Jusqu’à 4000 tours/minute, c’est un moteur de tous les jours : sobre, discret et très accessible. Une fois passés les 5000 tours/minute l’échappement s’exprime de plus en plus fort, et on découvre la face cachée du quatre pattes lorsqu’on atteint 7000 tours/minute, c’est là que les choses sérieuses commencent ! La boîte 6 parfaitement étagée est efficace et permet d’exploiter au mieux les deux personnalités du moteur : on flirte avec le rupteur, les accélérations sont franches et on voudrait que jamais ça ne s’arrête ! Bien plus que sa petite soeur Twingo, un peu mois que sa grande soeur Mégane, la Clio RS est équipée pour vous faire perdre votre permis en un clin d’oeil. C’est donc sur circuit ou sur route fermée que vous pourrez vous amuser en toute sécurité et profiter d’un atmosphérique plein d’entrain. Au total nous aurons parcouru près de 400 km d’autoroute régulateur à 135 km/h, et 300 km de départementales et de portions fermées qui nous ont permis d’exploiter de dompter chacun des 203 chevaux sauvages de la bête sans jamais descendre sous la barre des 6000 tours/minute. La consommation moyenne de cet essai s’élève à 11.6L/km, ce qui place la consommation de Clio juste au-dessus de celle de Twingo RS (11.5L/100km) et un litre en-dessous de celle de Mégane RS.

Châssis/transmission :

Clio RS est posée sur des jantes 17 pouces et chaussée en Conti Sport Contact 215/45 R17, ce qui est une bonne base pour ce type de véhicule. La puissance est passée au sol sans que cela ne nuise à l’efficacité, d’ailleurs nous avons mis un peu de temps à voir l’ESP se déclencher lorsque nous avons commencé à attaquer. Le comportement est sain et en y allant progressivement on est très vite en confiance et pas de mauvaises surprises de ce côté là : le train arrière se place dans les courbes et se permet même quelques échappées qui ont ravi pilote et passagers lors de cet essai, tandis que l’avant reste incisif et précis pour peu qu’on ne commette pas de grosses erreurs de pilotage. L’ESP ne nous a pas déçus, il joue la sécurité tout en restant permissif et en laissant la voiture prendre de l’angle, une fois cet élément déconnecté on s’amuse encore un peu plus et profiter de la puissance du moteur même si on glisse plus que de raison. Si nous devions choisir un seul mot pour caractériser ce châssis, ça serait sans aucun doute l’efficacité. Du côté des freins c’est également au top niveau : de gros disques pincés par des étriers Brembo à l’avant, il y a du mordant et beaucoup d’endurance, de quoi s’amuser sans que cela ne vienne vous brider. Quant aux suspensions, elles sont fermes et assurent une bonne adhérence de la voiture en toutes circonstances, même sur route bosselée. Attention néanmoins si le confort est l’une de vos priorités, oubliez Clio RS car elle ne fait que peu de concessions à ce niveau là. Si par contre la raideur et les sautillements sont votre dada, dans ce cas foncez !

Intérieur/équipement :

Notre modèle d’essai était agrémenté de la touche Gordini qui, comme vous le savez probablement, se limite à l’esthétique et au choix des couleurs de matériaux. Cette Clio RS était donc équipée de sièges sport en cuir estampillés Gordini sur le dossier, d’un volant, d’un levier de vitesses et d’une planche de bord spécifiques et d’une plaque numérotée, le tout largement agrémenté du fameux Bleu Malte caractéristique de Gordini. La qualité du cuir n’est pas celle d’une grosse berline, mais ça reste satisfaisant, et tout est là : régulateur/limiteur de vitesse, GPS TomTom, climatisation auto, connectivité Bluetooth (pour les appels, et pour la musique si vous possédez un Smartphone), ordinateur de bord etc… Cependant, et comme c’était déjà le cas dans Twingo RS Gordini, vous serez déçus par la qualité des matériaux qui n’égalent pas ce que proposent par exemple les constructeurs allemands. De plus, et c’est là mon petit coup de gueule : Pourquoi avoir réduit Gordini uniquement à l’esthétique, d’autant que la marque à a son actif des préparations qui ont écrit une partie de l’heistoire du sport automobile ? Oui, la Clio RS est déjà une sportive redoutable, mais lorsque la Clio Williams est sortie elle ne proposait pas uniquement un habillage superficiel… A quand une Gordini avec 30% de puissance en plus ? A ce moment là j’accepterai les sur-piqûres bleues sans broncher parce qu’elles feront sens !

Bilan :

Clio RS ne déçoit pas, c’est probablement la voiture de cette gamme de prix qui propose le meilleur rapport efficacité/puissance/prix. En effet, à 24 600€ sortie d’usine c’est une voiture avec laquelle on peut rouler tous les jours pour aller travailler et qu’on peut emmener sur circuit le weekend (prévoyez tout de même un train de pneus dédié pour pouvoir revenir chez vous en sécurité). Sorte de Docteur Jekyll et Mister Hide, elle présente réellement deux personnalités opposées : sage et sobre en dessous de 6000 tours/minute avec une consommation modérée, elle déchaîne les enfers une fois passé ce seuil tout en restant joueuse et extrêmement fun sans vous ruiner. Mais définitivement je ne la choisirais pas en Gordini, je lui préférerai la version F1 Team avec un châssis cup encore un peu plus rigide et des baquets typés course. Vous l’aurez compris, je ne suis pas un grand fan des compromis. La version Gordini, pour ceux que cela intéresse d’arborer cette griffe, vous sera facturé 600€ de plus (ce qui reste ma foi raisonnable) et vous ravira tout autant par ses performances car tout comme ses deux soeurs c’est une vraie sportive, pas une citadine dans laquelle on s’est contentés de mettre des chevaux en plus et c’est probablement pour cela que notre histoire d’amour avec RS est toujours vivace !

Je vous laisse découvrir la bête en images ci-dessous et vous dit à bientôt pour un nouvel essai !

 

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