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Essai – Audi A3

Samedi matin, 4h30. J’attends Nicolas et Vincent en bas de chez moi. Histoire de nous immerger dès le réveil dans l’univers Audi, la compagnie Chauffeur-Privé nous a mis à disposition une A6 rutilante avec son chauffeur. Pas tout à fait réveillés, nous sommes ravis de pouvoir commencer notre virée sereinement, dans un véhicule luxueux et conduits par un chauffeur comme on aimerait en voir plus souvent. Boissons, chargeurs pour les smartphones les plus courants, sourire et vouvoiement sont de rigueur, en plus de la cravate rouge qui est le signe distinctif de Chauffeur-Privé. Sur un filet de gaz, c’est dans ce cocon de luxe que nous filons vers l’aéroport Charles de Gaulle où nous prendrons l’avion pour Copenhague. Le transfert vers l’aéroport revient certes un peu plus cher qu’avec un taxi traditionnel (+/- 110€ pour partir du centre de Paris, faire trois arrêts et nous rendre à l’aéroport), mais le prix vous est annoncé à l’avance sur l’application téléchargée au préalable sur votre téléphone préféré, c’est donc sans surprises. A vous d’arbitrer entre vos moyens et vos exigences en connaissance de cause et de décider ou non de faire d’un simple déplacement un moment de plaisir. Pour ceux que cela intéresse, nous disposons de codes promotionnels qui vous permettront d’essayer le service à moindre coût, il suffit de nous le demander !

Mais pour l’heure, revenons à nos moutons : depuis 1996 Audi a positionné sa petite A3 comme une citadine haut de gamme sur-équipée. Bien que partageant beaucoup de pièces avec sa cousine Golf, elle a toujours bénéficié d’un traitement et d’équipements qui la plaçaient un cran au-dessus de cette dernière.
La première livrée d’A3 s’est écoulée à 900 000 exemplaires et la seconde à 1,8 millions entre 2003 et 2011. C’est dire si la niche s’est finalement avérée être un vrai segment, ce qui a placé A3 à la troisième place des modèles les plus vendus par la marque aux anneaux. Sentant le filon, la concurrence a réagi plus ou moins rapidement : BMW avec la Série 1, Mini avec plusieurs déclinaisons, et maintenant Mercedes avec la nouvelle Classe A. Auparavant seul sur ce segment, comment Audi se positionne face à de nouvelles arrivantes qui placent la barre très haute ? C’est ce que nous avons essayé de comprendre en prenant la nouvelle A3 en main le temps d’un weekend dans la capitale danoise.

Motorisations :

Au menu, deux motorisations essences suralimentées 1.4 et 1.8 TFSI qui délivrent respectivement 122 et 180 chevaux, ainsi qu’un diesel 2.0 de 150 chevaux qui revendiquent tous des baisses significatives de consommation et d’émissions de CO2.
Pour ma part j’ai pu prendre en main le « gros » TFSI et le TDI. Le premier s’est avéré dynamique et volontaire en pratique. Les mises en vitesses sont franches sans toutefois vous coller au fond de votre siège, et ses reprises sont très honorables. La boîte 7 à double embrayage est un régal et permet, grâce à ses rapports courts, d’exploiter pleinement l’agrément de ce moteur. De plus sur autoroute, une fois la vitesse stabilisée, le septième rapport permet de baisser la consommation de manière significative puisqu’il fait passer le régime moteur sous la barre des 2200 trs/minute.
Le TDI quant à lui, fort de 150 chevaux m’a impressionné sur le papier (ma première voiture était une Golf IV TDI de 110 chevaux que je trouvais très volontaire) et je me suis imaginé que le moulin allait délivrer, en plus d’une puissance intéressante, un couple de tracteur. Petite déception une fois à son volant : la montée en puissance est très (trop, pour moi qui aime les accélérations franches) linéaire. Cela dit il procure un agrément de conduite exemplaire : nul besoin de le pousser dans les tours, il vous emmène facilement vers votre vitesse de croisière, et même au-delà, tout en restant silencieux et très peu gourmand en carburant. Ce modèle était quant à lui équipé d’une boîte mécanique à 6 rapports réglés au diapason, et dont la commande s’adopte dès les premiers tours de roue.

Design/extérieur :

A l’image du reste de la gamme Audi et en respect des standards de la marque : c’est racé et beau, les lignes sont franchement tendues, elles inspirent la robustesse et le dynamisme tout en restant parfaitement sobres. Les nouvelles optiques intègrent un éclairage LED qui s’inscrit parfaitement dans le dessin de la partie avant, depuis la calandre jusqu’aux prolongements des ailes. Ces inserts qui jouent à la fois le rôle de feux de jour (éclairage blanc) et de clignotants (éclairage orange) donnent l’impression que l’auto vous lance un regard défiant, du meilleur effet. Le même traitement épuré a été consacré aux feux arrières : pas de fioritures, de chromes ou de couleurs tapageuses : le rouge prédomine et tous les changements de couleur nécessaires à indiquer la direction ou l’enclenchement de la marche arrière n’apparaissent que s’ils sont sollicités.
Les deux modèles que j’ai essayés étaient montés en 18 pouces sans toutefois que cela paraisse surdimensionné. Moyennant une option payante il est possible d’y faire des rappels de peinture de la même couleur que la carrosserie. Le rendu est magnifique, notamment s’agissant de couleurs pastel et nacrées comme la version bleue ci-dessous.
Nos versions d’essai bénéficiaient des finitions S line pour l’essence, et Ambition Luxe pour la diesel. Les deux déclinaisons m’ont beaucoup plu, mais mon coeur a quand même penché pour la S line qui vient ajouter un soupçon d’agressivité : le dessin des jantes est plus typé sport, la caisse est rabaissée de 15mm et la suspension est plus ferme. Ça se rapproche plus de mes goûts parfois masochistes en termes de raideur.

Intérieur/équipements :

De ce point de vue, Audi a encore fait les choses en grand et on se demande en montant au bord d’A3 si on n’est pas dans, au minimum, une A6. L’instrumentation est ultra-complète, la planche de bord marie parfaitement raffinement et sobriété, les compteurs et le volant expriment un caractère sportif et toutes les commandes tombent intuitivement sous la main. Le choix des matériaux est irréprochable : c’est agréable au toucher tout en ayant l’air robuste, les cuirs sont un pur bonheur et on retrouve à l’intérieur la même rigueur qu’à l’extérieur : rien ne dépasse ou ne gêne l’œil et la main. Ce qui était devenu un standard sur les grandes berlines est désormais disponible sur A3 : on peut tout commander depuis la molette centrale située entre les deux sièges avants, depuis la climatisation à la radio, en passant par les préréglages moteur (du plus économique au plus dynamique).

Un gros regret cependant : l’absence d’un « vrai » frein à main, et l’apparition d’un frein de parking électrique. Ce regret sera d’autant plus grand et douloureux si la version la plus sportive, la S3 que nous attendons avec impatience, en est également équipée. Rien de sûr pour le moment. Croisons les doigts pour que ça ne soit pas le cas !
Je ne suis pas un grand fanatique d’aides à la conduite, mais j’avoue que sur de longs trajets d’autoroute je vends parfois mon âme au diable en utilisant les régulateurs/limiteurs de vitesse lorsque je conduis des voitures modernes. Du coup, lorsque j’ai eu à parcourir la cinquantaine de kilomètres qui séparent le Danemark et la Suède, j’ai testé ce que l’A3 proposait en termes d’aides actives à la conduite. Evidemment les régulateurs/limiteurs sont bien présents et faciles à prendre en main. Par contre ils ont été largement optimisés grâce à la présence d’un radar qui détecte les véhicules qui vous précèdent et qui fait ralentir progressivement la voiture. Typiquement : vous êtes à 130 sur la file de gauche régulateur activé. A 500 mètres devant vous, un autre véhicule, qui double lui aussi, à 120 km/h. Tout comme moi vous attendez le dernier moment pour toucher le frein, si toutefois le véhicule devant vous ne s’est pas rangé d’ici là. Figurez-vous que l’A3 anticipe cette situation et ralentit en douceur, se cale sur la vitesse de la voiture devant vous, et qu’elle se relance à la vitesse que vous aviez programmé une fois que le trouble fait qui vous bloquait le passage s’est rangé. Réellement bluffant, mais ça n’est pas tout. Une autre fonction consiste à vous éviter de changer de file par inattention : le « lane assist » s’occupe de lire pour vous les lignes de la route et prend le volant à votre place pour corriger cotre trajectoire lorsque celle-ci ne suit pas la file sur laquelle vous êtes engagés. De plus ce système est également capable de lire les panneaux de signalisation pour vous rappeler à l’ordre si besoin. Mais, encore une fois et même si ces assistances m’ont impressionné, je ne suis pas de ceux qui les utiliseront au quotidien, probablement mon côté vieux con qui aime être seul maître à bord. Par contre si cela peut contribuer au fait que de plus en plus de conducteurs tiennent leurs files en conduisant, j’en serai le premier ravi !

Bilan :

Audi est pionnier dans la catégorie des compacts premiums, et malgré l’arrivée et l’agressivité de concurrents sur ce segment, A3 a encore de beaux jours devant elle. Audi a su la faire évoluer en profondeur en proposant un modèle totalement nouveau (elle ne reprend aucun élément de la précédente) et y intégrer tout le savoir-faire, la technologie et les équipements qui font briller les grosses berlines de la marque. Si vous cherchez une « petite » voiture, que vous accordez de l’importance au design et aux matériaux, et que vous disposez d’un budget suffisant, alors A3 est peut être faite pour vous. Pour le savoir il faut aller l’essayer en concession, le coup de cœur est quasiment assuré.
En termes de tarifs, voici ceux des versions essayées :
– 1.8 TFSI 180 finition S line : 29 500€ TTC
– 2.0 TDI 150 finition Ambition Luxe : 34 250€ TTC
Ces deux finitions sont les plus chères, principalement à cause des équipements qu’elles embarquent, et il est important de noter que les déclinaisons Ambiente et Ambition peuvent faire baisser la note de 5000€ dans certains cas. Vous pouvez accéder au détail des tarifs, finitions et options en cliquant ici.

Merci à Audi France, et à Clémentine qui se reconnaîtra, de nous avoir invité à cet évènement exceptionnel qui nous aura permis en plus de l’essai de nouvelle A3, de tenter d’apprivoiser les monstrueuses S6, S7 et S8 le temps d’un tour de circuit, et de découvrir la jolie ville de Copenhague au volant de la nouvelle A6 Hybrid. Plus de photos ci-dessous, et à bientôt pour un nouvel essai !

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