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Essai – Abarth 595 Turismo

Mon dernier contact avec Abarth remonte à plusieurs années. Pour être tout à fait honnête, je pense même qu’il s’agissait là de mon tout premier prêt accordé par un constructeur ! La bête était une 500 EsseEsse encore stickée du weekend d’évènement précédent. Je n’en avais rien à faire, j’allais la photographier sous les seuls angles où on ne voyait pas ces mauvais bouts de plastique, et il me tardait tellement de prendre enfin en mains cette petite trublionne ! Me revoilà à bord de celle qui m’avait fait craquer à plus d’un égard, mais à laquelle je trouvais déjà quelques défauts de vieillesse : des plastiques et des commandes venus d’un autre temps, et bon sang un ESP non déconnectable alors même que son échappement portait le nom si évocateur de Monza. Que s’est-il passé depuis ? J’ai mis à profit le temps d’un weekend pour en juger, voici le récit de quelques 600km passés au volant de celle qu’on appelle désormais 595, dans sa version Turismo Cabriolet et non plus EsseEsse.

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Une 500 reste une 500. Quoi qu’on en dise ou qu’on en penseLa la réinterprétation du pot de yaourt reste fidèle à elle même depuis sa renaissance. Pour le meilleur et pour le pire. En dehors d’un compteur totalementinédit, tout le reste est strictement IDENTIQUE. Plastiques au touché peu agréable, assemblages discutables et position de conduite digne d’un Renault Espace phase 1 – Dans cette voiture on se croirait vraiment comme dans un 32 tonnes. Ca, c’était pour le pire. Passons au meilleur si vous le permettez. Un design extérieur toujours aussi craquant, surtout avec ces grosses jantes, ces voies élargies et cette sonorité qui fait pâlir des autos avec 2 voire 4 cylindres de plus… à l’arrêt. Dès lors qu’on aura démarré l’illusion disparaît aussitôt et tout bon bagnoliste reconnaîtra là un qatre pattes qui respire bien.

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Mais également avec un comportement de karting homologué, jamais vu autre part sauf dans la regrettée Twingo RS, qui vous mettra dans la peau d’un pilote de course dès 50 km/h. C’est bien simple : vous vous calez sur 50 km/h, et vous n’avez jamais besoin de freiner quel que soit le virage qui se présente. C’est un aimant collé au bitume, et elle préfèrera vous déchausser une vertèbre plutôt que d’envisager le moindre décrochage des trains avant ou arrière. Le bouilleur et son turbo sont toujours au rendez-vous, les chevaux répondent présents pour peu que vous ayez veillé à activer le mode Sport. Le mode non sport ne servant strictement à rien dans cette voiture, soyons bien clairs.
Bémol que je n’avais pas pu relever lors de mon premier essai : la boîte automatique. Cette boîte automatique. A cinq rapports, robotisés. Palettes au volant s’il vous plaît. Et bien cette boîte est le pire cauchemar qu’il m’a été donné de vivre dans une auto à prétention sportive. Généralement on monte dans une voiture, lire le mode automatique et on prend le contrôle via les palettes. Là c’est tout le contraire : on veut avoir le moins d’emprise possible sur ce mécanisme venu d’un autre temps. Autant on peut la qualifier de réactive, c’est à dire qu’à la pression sur la palette il se passe quelque chose instantanément (passage à vide, ce moment de rien entre deux rapports), mais alors qu’est ce que le passage au rapport suivant est lent ! Du jamais vu. Lors de certains rétrogradages j’ai même eu le temps de compter jusqu’à mille (je compte très vite), c’est dire ! Du coup dans une 595C Turismo on préfère le mode automatique qui, à défaut d’être plus rapide, n’éveille chez le pilote en herbe aucune ambition ou vélléité de rapidité de passage des rapports. On cruise, finalement on roule à rythme soutenu en laissant faire le robot.

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Ok la boîte est lente, mais ce châssis est toujours là. Et mon seul vrai reproche reste que l’ESP est non déconnnectable. Bon sang c’est inadmissible, pourquoi donc faites-vous ça monsieur Fiat et madame Abarth ? Je suis amoureux de cette voiture, et ça même si je mesure 1m91 et que je touche le plafond TOUT LE TEMPS. Seulement je trouve qu’elle commet encore quelques graves erreurs, éliminatoires pour les vrais passionnés débiles de mon espèce. A quoi bon essayer de jouer la carte de l’ultra sécurité alors que cette petite auto pourrait être une véritable arme capable de laisser sur le carreau tant de voitures de frimeurs. Faites au mieux, vraiment, et ne sacrifiez pas le nom d’Abarth sur l’autel du volume des ventes ! Il me semble que vous avez récemment lancé une vilaine petite auto, sur cette même base de 595, mais encore durcie et équipée d’une boîte à crabots. Comme au bon vieux temps. Continuez de faire ça, n’arrêtez jamais, sinon le nom d’Abarth ne voudra plus rien dire et vous serez maudits à jamais !

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2 Comments

  • On vient juste de terminer notre road trip de 2000 km avec cette 595c, super caisse qui nécessite d’être vigilant. Une super caisse qui fait tourner les têtes….Les filles adorent les autos italiennes !

  • En effet c’est une superbe voiture, je précise juste que beaucoup de propriétaire trouve le moyen de déconnecter l’ESP (ce n’est vraiment pas compliquer à faire) qui c’est vrai gêne beaucoup, surtout embête tout les journaliste qui essaye la voiture et cela se comprend.
    Sinon les Abarth sont des petites bombes

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