Actualités publié par

Daniel Elena et Sébastien Loeb, « Nos vies sont liées à jamais »

Une lettre très émouvante de Daniel Elena à Sébastien Loeb. Après 13 de baquet de droite le co-pilote dit adieu à la carrière de pilote de rallye de son ami… 13 ans de course et 9 titres mondiaux. Bravo à vous messieurs, merci pour tout ce que vous avez fait pour nous !

Nos vies sont liées à jamais

« Seb,
Il s’en sera passé des choses, depuis le moment où on a décidé de se lancer ensemble, en 1997. C’était un soir de bringue, parce que les gens ne le savent peut-être pas mais tu es un bon vivant, comme moi ! J’ai toujours pensé que c’était dans les moments d’amitié et de convivialité qu’on prenait les meilleures décisions… Mon pilote arrêtait, ton copilote avait trop peur pour continuer à monter à côté de toi et voilà, treize ans plus tard, on tire notre révérence, avec neuf titres de champion du monde. Sacré destin !

Je ne sais pas ce qu’aurait été ma vie sans toi. Je serais peut-être toujours mécanicien dieséliste sur le port de Monaco, ou en train de bosser au Yacht Club avec mon pote Dong. Je m’en fous, je préfère ne pas savoir. De ton côté, tu aurais eu le même parcours sans moi, car tu as un don, un talent surnaturel et tu es un perfectionniste qui bosse beaucoup. Mais je crois tout de même que j’ai apporté ma pierre à l’édifice.

À nos débuts en Mondial, j’avais des bâtons de dynamite sous le baquet : tout le monde voulait ma place ! Mais je sais que tu as insisté pour que je reste ton copilote. Sans doute parce que tu savais que j’étais le seul à pouvoir supporter ton caractère de cochon ! Si on ne s’est jamais en- gueulés, c’est parce que tout me passe toujours au-dessus. On ne s’est jamais pris la tête et, aujourd’hui, un seul regard nous suffit pour nous comprendre. Je t’ai sans doute un peu apporté, à toi l’Alsacien, l’ouverture du Méridional que je suis.

Nos chemins vont se séparer sur le plan sportif. Je vais me mettre à la pétanque, toi au circuit. Mais nos vies sont liées à jamais. En te rencontrant, j’ai gagné un ami. Un frère. Alors que des gens rêvent de vivre à Monaco, moi j’ai tout plaqué pour te rejoindre à Oberhoffen-sur-Moder et squatter le canapé de ta mère. Je sais qu’aujourd’hui, quand tu parles de moi à Valentine, ta fille, tu m’appelles “Tonton Daniel”. Pour mes filles, tu es juste “Seb”, mais c’est parce que tout le monde t’appelle comme ça !

On a grandi ensemble, on a tout vécu ensemble et tu n’es pas près de te débarrasser de moi. D’une part parce que je vais res- ter ton petit voisin en Suisse, mais aussi parce que j’espère bien qu’on trouvera du temps pour passer du temps en famille, à se faire des “barbecs”. Tu es un emblème pour tes partenaires, un bel ambassadeur pour Citroën mais, pour moi, tu resteras avant tout mon pote. Bonne route à toi, dans ton nouveau défi. Tu seras le novice, avec un équipier quatre fois champion du monde (*). Tu m’as dit que tu y allais pour apprendre la première année, et pas pour gagner. Mais je suis sûr que tu en es capable !
Salut mon Seb !

P.S. : n’oublie pas qu’on doit trouver un soir cette semaine pour fêter la quille, juste tous l

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité

Rechercher

Rejoignez-nous sur

Publicité